Prix de Lausanne 2009

, par  Emmanuèle RUEGGER , popularité : 9%

Cette année, le comité du prix de Lausanne a retenu 73 candidats du monde entier, après avoir visionné près de 200 DVD qui lui sont parvenus. Tous les candidats retenus ont fait le voyage à Lausanne.

Un niveau élevé
Effectivement, ne vient plus au Prix de Lausanne qui veut. Fondé en 1973, le Prix de Lausanne a été longtemps ouvert à tous. Il y avait des quarts de finale, des demi finales avant d’arriver en finale. Cela durait longtemps, et il y avait beaucoup de déçus. Le nouveau système a comme conséquence une nette hausse du niveau des candidats. Le travail est plus difficile pour le jury, qui avait à sa tête cette année Madame Karen Kain, directrice artistique du Ballet national du Canada. Il faut dire qu’un Prix de Lausanne est en général l’assurance d’une carrière de soliste, dans une des grandes compagnies du monde. Concrètement, le prix de Lausanne représente une bourse dans une des grandes écoles de danse internationales ou un stage d’une année dans une grande compagnie.

Prix de Lausanne 2009
photo Jean-Bernard Sieber

Les candidats sont répartis en deux groupes, ceux de 15-16 ans et ceux de 17-18 ans. Cela permet de distinguer le potentiel de l’acquis – on évolue énormément de 15 à 18 ans. Les danseurs présentent une variation du répertoire classique et une pièce d’un chorégraphe vivant, cette année, comme l’année passée, de John Neumeier. C’est une gageure, surtout pour les candidats asiatiques qui ne connaissent souvent que la danse académique. Tous les candidats viennent cependant quelques jours plus tôt, et ils ont le temps de préparer leurs variations classique et contemporaine avec des spécialistes. Cette année, Monique Loudières, ancienne danseuse étoile de l’Opéra de Paris, et Sergiu Stefanschi, médaillé d’or au concours de Varna (un concours pour professionnels), les ont conseillés pour la variation classique et deux anciens solistes du Ballet de Hambourg les ont aidés à préparer leur variation Neumeier.

Asiatique
Depuis quelques années, comme dans le monde de la musique, on peut constater que les Asiatiques s’adaptent très facilement à la sensibilité occidentale. Pas moins de 26 candidats se sont déplacés depuis le Japon, la Chine ou la Corée du sud. Et ils sont bons. Ils représentaient exactement la moitié des candidats arrivés en finale au nombre de 20. Deux Japonaises et une Chinoise ont finalement obtenu un prix. Les autres prix ont été dévolus à un jeune danseur chilien, à un candidat venu du Portugal, également prix du public, à un candidat belge qui reçoit également le prix de la meilleure interprétation de la variation contemporaine. Hannah O’Neill, superbe danseuse de 16 ans seulement, venue de Nouvelle Zélande, a reçu le premier prix.
Pas de Suisse cette année. Mais attention, le prix de Lausanne n’est pas en Suisse romande pour rien. Pour la première fois cette année, au mois d’avril, le Prix de Lausanne organisera un concours uniquement pour les Romands et les Romandes pour la fondation Leenaards. Un candidat ou une candidate recevra une bourse d’étude dans une grande école.

Emmanuèle Rüegger

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