Bruxelles : Neo Rauch

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Pour la première fois a lieu en Belgique une grande exposition du célèbre peintre allemand Neo Rauch, d’envergure internationale, et ce sont principalement une sélection de ses œuvres de 1993 à 2012 qui sont concernées.

Influencées par le surréalisme, le pop art et la bande dessinée ainsi que par sa jeunesse et sa formation en ex-Allemagne de l’Est, les œuvres figuratives de Neo Rauch sont souvent qualifiées d’énigmes sans solutions. Rauch, qui vit et travaille toujours à Leipzig, a connu une ascension fulgurante et aujourd’hui, ses impressionnantes peintures font partie de la collection des plus grands musées internationaux. Il a été comparé à Bosch, Tintoretto, Hogarth, Beckmann, Ernst et bien d’autres encore.

Sous le titre « Neo Rauch : L’obsession du démiurge », cette exposition reflète la volonté de BOZAR de faire découvrir au grand public l’art européen et international, et de mettre l’accent sur le développement historique et culturel partagé par toute l’Europe. En dépit de sa renommée internationale, l’œuvre de Rauch n’a pas été évaluée à sa juste valeur dans cette partie de l’Europe.

Les quelques 70 œuvres exposées, souvent de dimensions monumentales - prêtées par des institutions telles que le Musée Essl (Vienne), la Pinakothek der Moderne (Munich) ou la Fondation Beyeler (Bâle)... - contiennent des éléments dramatiques et théâtraux gardant une part de mystère ; elles fascinent par les scènes troublantes et envoûtantes qu’elles présentent.

Parfois oniriques, elles mettent souvent en scène une vaste distribution de personnages et de créatures hybrides, engagés dans des activités de nature plutôt insaisissable. Si l’action est quelquefois violente, l’impression de détachement décourage toute identification ou empathie avec les personnages. Les paysages ruraux et l’architecture réaliste, enracinés dans la région d’origine de Rauch, forment une toile de fond pour des personnages portant souvent des costumes du début du XIXe siècle ou des tenues associées aux ouvriers de l’ère industrielle. Ainsi, se mêlent événements historiques, histoire de l’art, dont le romantisme allemand n’est certes pas absent, et références historiques et culturelles modernes.

Cette confluence crée des scènes déroutantes impossibles à replacer dans une période précise et dont la gravité est bien difficile à appréhender. Rauch a déclaré que le rêve exerce une influence capitale sur son esthétique.

A voir jusqu’au 19 mai 2013

Voir en ligne : Palais des Beaux-arts, Bruxelles

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