Lausanne : Martine Franck & Vasantha Yogananthan

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Deux expositions sont à l’affiche du musée de l’Elysée dès mi-février ; la première est une importante rétrospective consacrée à Martine Franck (1938-2012), alors que la seconde a pour but de promouvoir la création contemporaine en promouvant l’œuvre de Vasantha Yogananthan.

Martine Franck « Le pèlerinage de San Isidro, Musée du Prado, Madrid », 1993
© Martine Franck / Magnum Photos

Figure essentielle de l’art photographique du XXe siècle, membre de l’agence VU en 1970, cofondatrice de l’agence Viva en 1972 et membre de la coopérative Magnum à partir de 1983, journaliste, reporter et portraitiste, Martine Franck vient à la photographie à travers une démarche personnelle liée en grande partie à ses voyages en Asie et en Europe. Lorsqu’elle décide de se consacrer à la carrière de photographe, elle choisit un domaine d’activité comprenant encore peu de femmes. Elle réussit pourtant à trouver sa place en s’attachant à des sujets peu abordés par ses confrères, comme le monde du travail, les femmes, la vieillesse, la solidarité et l’humanitaire. Durant près d’une cinquantaine d’années, indépendamment de tout courant esthétique, elle a ainsi construit une œuvre personnelle en grande partie consacrée à la condition humaine à travers le monde.

Vasantha Yogananthan, « Cricket Match », Chitrakoot, Madhya Pradesh, India, 2013
© Vasantha Yogananthan

Né en 1985, photographe autodidacte d’origine franco-tamoule, Yogananthan appartient à une génération qui aime brouiller les lignes entre fiction et réalité. La série A Myth of Two Souls est inspirée par le Râmâyana, œuvre fondamentale de la mythologie hindoue, écrite en sanskrit entre le IIIe siècle avant J.-C. et le IIIe siècle de notre ère. Depuis presque quatre ans, Vasantha Yogananthan se rend régulièrement en Inde et au Sri Lanka pour compléter son projet, dont la plus grande partie des sept chapitres qui le composent seront pour la première fois exposés ensemble. L’artiste dév des traitements esthétiques différents et explore, ou revisite, des techniques ancestrales. C’est le cas de la section inaugurale de A Myth of Two Souls, constitué de photographies noir/blanc, réalisées à la chambre, par la suite colorisées à la main par un peintre indien comme cela se faisait traditionnellement au XIXe siècle, avant l’apparition de la pellicule couleur.

Du 20 février au 5 mai 2019

Voir en ligne : Musée de l’Élysée, Lausanne

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