Lille : Meret Oppenheim. Rétrospective

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Meret Oppenheim (1913, Berlin - 1985, Paris) a marqué l’art du XXe siècle de manière aussi importante que secrète. Âgée d’une vingtaine d’années, son assemblage Le Déjeuner en fourrure (1936) la fit passer du statut de muse scandaleuse du surréalisme à celui d’artiste majeure du mouvement.

En 2014, Meret Oppenheim aurait eu 101 ans. À cette occasion, le Musée d’art moderne (LaM) lui rend hommage par le biais d’une rétrospective comprenant 200 œuvres environ. Précisons que cette artiste inclassable n’a pas fait l’objet d’une exposition en France depuis 1984.

Meret Oppenheim est née en 1913 et a passé son enfance entre le Jura suisse, Bâle et Steinen en Allemagne. En 1932, elle part étudier l’art à Paris, et y rencontre Alberto Giacometti et Jean Arp qui l’introduiront dans le milieu surréaliste. Elle revient en Suisse en 1937 mais restera jusqu’en 1959 proche du groupe surréaliste - cette année-là, elle participe à l’Exposition inteRnatiOnale du Surréalisme (EROS) avec Le Festin de printemps organisé sur le corps nu d’une jeune femme.

Le parcours artistique de Meret Oppenheim atteste que l’artiste a exploré sans répit le thème de l’indétermination des genres, faisant son miel aussi bien des mythes, rêves et jeux, que de la littérature de son temps et des écrits de Carl Gustav Jung. Varié et d’une indéniable originalité, son œuvre, constitué de peintures, sculptures, assemblages, poésies et objets de design, fait fi du choix d’une technique et ignore autant les classifications stylistiques que l’idée de progression linéaire.

Dans les années 1970, son sens de la liberté fit d’elle une icône du féminisme. Artiste surréaliste protéiforme, elle participa à la redéfinition des marges de l’art, inspirant de nombreux artistes, de Louise Bourgeois à Birgit Jürgenssen.

L’exposition propose une approche thématique de l’œuvre de Meret Oppenheim à travers un parcours en huit sections :
- Autoportraits énigmatiques • Objets érotiques
- Sur les traces de l’invisible • En dialogue avec la nature • Les rêves et l’inconscient
- « La plus belle voyelle se vide » : les interférences entre l’image et le texte dans l’œuvre de Meret Oppenheim
- « Danser au-dessus des abymes » : le jeu comme artistique
- Métamorphoses et « fabuleuses » fantaisies

Afin de restituer l’œuvre d’avant-guerre de Meret Oppenheim dans le contexte qui l’a vu naître, ses œuvres seront mises en regard de celles des artistes surréalistes dont elle fut la plus proche : Jean Arp, Marcel Duchamp, Max Ernst, Alberto Giacometti et Man Ray.

Du 15 février au 1er juin 2014

Voir en ligne : Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut

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