Metz : L’année 1917 à l’honneur

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Lors de son inauguration, le Centre Pompidou-Metz avait présenté Chefs-d’œuvre ?, une exposition qui a connu un grand succès. Pour l’été 2012, la guerre et son cortège d’horreur et de désolation sert de colonne vertébrale a une exposition qui met l’accent sur la fin d’un monde, et le début d’un nouveau.

L’exposition 1917 questionne la création artistique en temps de guerre, à l’échelle de cette « année impossible » au cours de laquelle le monde s’enlise dans un conflit dévastateur, avec la présentation exceptionnelle du rideau de scène du ballet « Parade », œuvre monumentale de Picasso, qui n’a pas été montrée en France depuis plus de vingt ans.

Le parcours proposé investit deux niveaux du Centre, avec le fil conducteur choisi par les commissaires de l’exposition : la création en des temps troublés, avec ses convergences et ses divergences.

Pour mettre ce thème en scène, de nombreux artistes ont été convoqués : Picasso, bien sûr, dont l’œuvre Parade* constitue l’un des points forts de l’exposition ; mais aussi le Britannique John Nash, l’artiste suisse Félix Vallotton, le peintre français Édouard Vuillard ; d’autres encore, comme Forain, Rouault, Steinlen, Léger, Otto Dix...

Leurs œuvres fournissant un aperçu instantané de tous les champs de la création d’une année de la Première Guerre mondiale. Il s’agit ainsi d’interroger ce que représente, pour l’activité artistique, un contexte aussi resserré et précis qu’une année, tout en déjouant les attentes et les a priori sur ce que peut être l’art en temps de guerre.

L’année 1917 se caractérise par une extrême diversité de productions culturelles, dont l’exposition entend rendre compte en illustrant la variété de situations des artistes par rapport au front et la pluralité des types d’œuvres présentées. Aux côtés d’artistes majeurs, dont les œuvres sont plus ou moins directement inspirées par les événements, s’expriment également des amateurs qui éprouvent le besoin de réagir aux épreuves du conflit par une activité de création, comme par exemple l’art des tranchées - ensemble d’objets réalisé à partir de résidus d’obus et d’armes - dont le rassemblement constitue un moment fort de l’exposition. Il faut en outre compter avec les artistes missionnés sur le front pour enregistrer les faits et rapporter des images du conflit, ainsi qu’avec la somme d’individus qui s’improvisent comme témoins visuels pour léguer à la postérité une mémoire du conflit.

Jusqu’au 24 septembre 2012

* Le rideau de scène du ballet Parade, toile libre monumentale de 10,50 mètres sur 16,40 mètres soit plus de 170 m2, d’un poids de 45 kilos, constitue la plus grande œuvre de Picasso connue dans le monde.

Voir en ligne : Centre Pompidou-Metz

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