Nice : Festival Manca (et Manké)

, par  Pierre-René SERNA , popularité : 16%

Le festival Manca réunit chaque automne à Nice la fine fleur de la musique et de la création contemporaines. “ La Voix humaine ”, ainsi s’intitule la dernière édition, qui ne fait pourtant guère de place à Francis Poulenc.

On retient, au Théâtre national de Nice, Vendredi ou les limbes du Pacifique : spectacle conçu et composé par Samuel Sighicelli, d’après le roman célèbre de Michel Tournier, associant des projections assez iconoclastes, un piano (sous les doigts experts de Wilhem Latchoumia), récitants en voix “ off ” et traitement électroacoustique aux soins de la Muse en circuit. Une musique évanescente et un spectacle qui l’est tout autant, comme une plongée dans un autre monde, poétique et distancié, le temps d’une petite heure hors du temps.

Dimanche 14 novembre : « L’Ile solaire »
© Ina René PIchet

Face à ce théâtre, à l’auditorium du Centre Louis Nucéra, le contre-festival local, dit Manké, donne pour sa part dans “ Octobre rouge ”. C’est l’année France-Russie qui est célébrée à sa (contre) manière. Avec le piano improvisé et travaillé de Fabienne Dolto, les pas dansés et piquants de Tina Colombani, les facéties du groupe instrumental Guignols’band, et de ses deux principaux énergumènes d’animateurs, Frédérik Brandi et Marcel Bataillard, pour une musique de film carabinée censée illustrer la Grève (d’Eisenstein) sous-titrée en espéranto. Un stimulant délire…

Pierre-René Serna

Voir en ligne : Festival Manca

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