Paris : Camille Claudel

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Pour le 70e anniversaire de sa mort, le musée Rodin rend hommage à Camille Claudel, en présentant toutes les œuvres de l’artiste en sa possession.

Données par son frère, le poète Paul Claudel, ou achetées par le musée, une vingtaine d’œuvres remarquables par leur qualité et leur rareté sont exposées au musée Rodin.

Fille aînée d’une famille bourgeoise Camille Claudel nait le 8 décembre 1864, dans un petit village près de Soissons. Sa vocation artistique s’affirme très tôt, et la conduit à s’installer à Paris pour suivre les cours de l’Académie Colarossi. Après avoir bénéficié des conseils du sculpteur Alfred Boucher, elle continue son apprentissage sous la houlette de Rodin.

Très tôt, l’entourage de la jeune fille, les intimes et son frère, le poète et écrivain Paul Claudel, témoignent de son tempérament fougueux, volontiers despotique, de son esprit mordant, et plus tard de l’effroyable violence de son caractère, provocateur, excentrique et original comme de son don légendaire et féroce à la raillerie.

Après 10 ans de passion amoureuse et “belliqueuse“ avec Rodin, Camille Claudel rompt avec son maître/amant - malgré la profonde connivence de leurs esprits - dans le but de s’émanciper de cette tutelle jugée encombrante.

Pour affirmer sa propre identité, elle privilégie alors des recherches opposées, en expérimentant de nouvelle scènes intimistes jusque-là consacrées au domaine pictural. Dans ses nouveaux sujets, dont les Causeuses s’illustrent parmi ses plus fameuses compositions, elle capte et restitue de brefs moments de la vie ordinaire.

A l’apogée de son art, elle affirme une nouvelle fois son originalité en réalisant dans la veine de l’Art nouveau La Vague, sous l’influence directe d’Hokusai et du Japonisme. Dans les deux cas, le traitement particulier et complexe des chevelures, l’utilisation de matériaux difficiles comme le marbre-onyx, l’usage sophistiqué de la polychromie et l’audace des compositions… nourrissent son goût affirmé de la performance.

Malgré les troubles qui commencent à se manifester, Camille Claudel poursuit son œuvre et expose jusqu’en 1905. Sa rancune envers Rodin, des difficultés matérielles et des sérieux ennuis financiers la conduisent à la démence. En 1913 elle est internée à l’asile ; elle s’y éteindra 30 ans plus tard.

Un programme de médiation, cinéma, journée d’études est proposé au public pendant la durée de la présentation au mois d’octobre.

Cinéma
jeudi 10 octobre, programme Camille Claudel avec le cinéma la Pagode

Théâtre
dimanche 20 octobre à 15h, auditorium du musée Rodin
« Charles Gonzalès devient Camille Claudel »

Ateliers Radio
« Faire causer Les Causeuses » par David Christoffel pour les publics scolaires, visiteurs handicapés et du champ social

Vacances en famille
Visite active et amusante de l’œuvre de Camille Claudel, les 22, 23, 24, 29, 30, 31 octobre à 15h

Journée d’études
vendredi 25 octobre, en collaboration avec la Maison des écrivains et de la Littérature : « Danger et nécessité de l’œuvre » | auditorium du musée

Initialement prévue du 1er au 21 octobre 2013, cette exposition est prolongée jusqu’au 5 janvier 2014

Voir en ligne : Musée Rodin

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