Paris : L’âge d’or de la peinture anglaise

, popularité : 21%

L’exposition présentée par le Musée du Luxembourg est construite à partir des chefs-d’œuvre de la Tate Britain, et met à l’honneur une période phare dans l’histoire de la peinture en Angleterre, allant des années 1760 jusqu’à 1820 environ.

John Constable, « Malvern Hall, dans le Warwickshire », 1809
Huile sur toile, 51,4 × 76,8 cm. Tate : légué par George Salting en 1910 © Tate, London, 2019

Cette exposition entend dresser un panorama qui permette d’en saisir toute l’originalité et la diversité. Elle mène le visiteur de la fondation de la Royal Academy jusqu’au nouveau tournant qui s’amorce au début du XIXe siècle. Le public y redécouvrira les grands classiques de l’art britannique, trop rarement présentés en France.

Les années 1760, au début du règne de George III, ont marqué un tournant pour l’art britannique, avec l’ascension triomphante de Joshua Reynolds (1723-1792) et de Thomas Gainsborough (1727-1788), ainsi que la fondation de la Royal Academy of Arts dont Reynolds fut le premier président. Reconnus comme les maîtres du portrait, Reynolds et Gainsborough ont rivalisé pour élever le genre à des niveaux d’innovation visuelle et intellectuelle inédits. Ils ont su faire honneur aux grands maîtres, tout en faisant preuve d’une grande perspicacité psychologique et d’une maîtrise de la peinture sans cesse réinventée.

Richard Wilson « La Tamise près de Marble Hill, Twickenham », vers 1762
Huile sur toile, 46,4 × 73 cm. Tate : acheté en 1937 © Tate, London, 2019

L’exposition s’ouvre donc par la confrontation des deux peintres, à travers des portraits en pied et des études intimistes, à la ressemblance frappante, de notables, de membres de la famille royale ou de personnalités. Les ambitions intellectuelles et références historiques de Reynolds contrastent alors avec l’instantanéité et l’aisance picturale de Gainsborough. À eux deux, ils ont redéfini l’art britannique et ont hissé la nouvelle génération vers de nouveaux sommets. Leur influence durable est ensuite explorée à travers une sélection de portraits majeurs réalisés par leurs concurrents directs ou par leurs disciples, attirés pour la plupart par la nouvelle Royal Academy, notamment John Hopper, William Beechey et Thomas Lawrence.

Sont ensuite abordés des thèmes alors en vogue comme celui de la lignée, de la famille et du foyer dans les portraits et la peinture de genre. La section suivante s’intéresse aux peintures représentant la vie de tous les jours, en particulier la vie rurale. D’importants travaux de Gainsborough, de George Stubbs et de George Morland montrent la nouvelle attention portée au pittoresque, alors que l’extraordinaire portrait de Reynolds, The Archers (Les Archers), met le concept de nature sauvage au service d’une nouvelle image héroïque de la classe dirigeante britannique.

Jusqu’au 16 février 2020

Brèves Toutes les brèves

  • Paris : Alfred de Musset

    Pour sa première mise en scène avec la Troupe de la Comédie Française qu’il connaît bien pour avoir (...)