Madrid : Points forts

, par  Pierre-René SERNA , popularité : 11%

Madrid, c’est essentiellement deux théâtres lyriques : le Teatro Real, dédié au grand répertoire international, et le Teatro de la Zarzuela, voué plus spécialement au genre qui lui prête son nom. Deux théâtres historiques, construits au milieu du XIXe siècle, pourvus l’un et l’autre d’une excellente acoustique, et même exceptionnelle pour le premier.

Teatro Real


Petite révolution au Teatro Real, avec l’arrivée de Gerard Mortier à la direction artistique. L’ancien directeur de l’Opéra de Paris, mais aussi de Salzbourg ou de la Monnaie de Bruxelles, imprime déjà sa marque : une saison très ouverte sur l’opéra du XXe siècle et des metteurs en scène audacieux. Le public madrilène ne sera pas dérouté par les seconds, habitué qu’il est aux plus folles conceptions théâtrales, mais risque bien de l’être pour ce qui est du répertoire. Puisque les titres inusités se bousculent.

Après Eugène Onéguine et Montezuma en septembre, Grandeur et Décadence de la ville de Mahagonny de Weill et Brecht occupe le mois d’octobre (La Fura dels Baus/Heras-Casado ; les 29, 30 septembre, 2, 3, 5, 6, 8, 9, 11, 12, 14, 16 et 17 octobre) en compagnie de La Finta giardiniera, de concert (Jacobs ; le 19 octobre).

John Mark Ainsley sera Quint dans « The Turn of the Screw » donné en novembre au Teatro Real.

The Turn of the Screw de Britten vient au mois de novembre (McVicar/Pons ; les 2, 4, 6, 8, 10, 1é, 14 et 16 novembre). Se distribuent, à la suite : Der Rosenkavalier (Wernicke/Tate ; les 3, 6, 9, 11, 14, 17, 19 et 22 décembre) ; Iphigénie en Tauride (Carsen/Hengelbrock ; les 13, 14, 16, 17, 19, 20, 23, 24, 25 et 27 janvier) ; La página en blanco , création mondiale de l’opéra de la compositrice Pilar Jurado (Hermann/Engel ; les 11, 14, 16, 18, 22, 25, 28 février et 2 mars) ; Les Huguenots , en version de concert mais une rareté absolue (Palumbo ; les 23, 26 février et 1er mars) ; Werther (Decker/Villaume ; les 19, 21, 22, 24, 25, 27, 28, 30, 31 mars, 2, 3 et 6 avril) ; le Roi Roger de Szymanowski (Warlikowski/Daniel ; les 25, 27, 29 avril, 2, 5, 7, 10, 12 et 14 mai) ; les Noces de Figaro (Sagi/Pablo Pérez ; les 30 mai, 1er, 4, 6, 8, 10, 13, 15 et 17 juin) ; Saint-François d’Assise , l’opéra monstre de Messiaen (Kabakov/Cambreling ; les 6, 8, 10, 11 et 13 juillet) ; et enfin Tosca (Espert/Palumbo ; les 13, 14, 15, 17, 18, 20, 21, 23, 24, 26, 27 et 28 juillet).
Ballets, récitals et concerts remplissent les autres soirées.
Plus d’informations sur : http://www.teatro-real.com/

Teatro de la Zarzuela


Le Teatro de la Zarzuela poursuit sa route, tout à la gloire de ce genre lyrique si espagnol. On peut toutefois regretter l’imagination limitée de la direction artistique de Luis Olmos, si l’on compare à celle des précédents directeurs de l’institution, Emilio Sagi par exemple.

Cristóbal Soler est le nouveau Directeur Musical du Teatro de la Zarzuela. Il dirigera « Luisa Fernanda » en 2011.

La del soto del parral , daté de 1927, zarzuela magnifiquement inspirée de Reveriano Soutullo et Juan Vert prend place du 22 octobre au 21 novembre (Ochandiano/Gimeno). Sachant qu’en général, les représentations ont lieu quasiment chaque jour. El niño judío de Pablo Luna, zarzuela pareillement du début du XXe siècle, s’inscrit du 16 décembre au 16 janvier (Roa/Remartínez/Castejón). El estreno de una artista et Gloria y Peluca forment une double redécouverte, associant deux zarzuelas courtes des années 1850 de Joaquín Gaztambide et Francisco Barbieri ; du 11 février au 13 mars (García/Pérez-Sierra/Serrate). Luisa Fernanda , le grand succès de Federico Moreno Torroba ferme la liste des zarzuelas ; du 8 avril au 22 mai (Olmos/Soler). Un opéra commandé à Xavier Benguerel, Yo, Dalí , clôt la saison, les 8, 10 et 11 juin (Albertí/Ortega).
Récitals et ballets complètent l’offre.
Plus d’informations sur : http://teatrodelazarzuela.mcu.es/

Pierre-René Serna