Fondation Baur, Genève
Genève : Bijoux des Toits du Monde

Merveilles de la collection Ghysels à la fondation Baur

Article mis en ligne le 6 novembre 2012
dernière modification le 10 mars 2013

Cette exposition raconte les espaces immenses de la Chine au Caucase. Près de deux cents bijoux de la collection Ghysels conduisent les visiteurs sur les sentiers de la route de la Soie, en passant par la Mongolie, le Tibet, le Bhoutan, le Népal, l’Inde du Nord, l’Afghanistan, le Pakistan et l’Asie centrale.

Qu’ils soient en ambre, en turquoise, en corail, en or ou en argent, incrustés de pierreries ou enrichis de plumes, ces joyaux de qualité exceptionnelle révèlent des peuples, des civilisations et des cultures dont la mémoire disparaît.

Les « Parures de Chine » – bracelets, colliers, boucles d’oreille, épingles - présentées en introduction évoquent l’univers raffiné de la société chinoise. Quelques pièces exceptionnelles démontrent que l’art du bijou en jade s’est développé dès le néolithique (vers 6500-1500 av. notre ère), tandis que l’or apparaît sous la dynastie Shang (env. 1500-1050 av. notre ère).

Puis le visiteur entre dans le monde chamarré des peuples nomades en passant « De la Mongolie au Népal » où l’or, l’argent, la turquoise, le corail et l’ambre sont les matières de prédilection. Les ornements, souvent d’une beauté sauvage et rude, étaient conçus pour s’accumuler sur le corps.

Place ensuite aux « Parures de l’Inde du nord, du Pakistan et de l’Afghanistan » pays dans lesquelles les femmes manifestaient un goût marqué pour les bijoux en argent, parfois émaillés - coiffes, ornements frontaux et temporaux, colliers à rangs multiples... - souvent composés de chaînettes et de pampilles qui tintaient au gré des mouvements.

À la fin du circuit, la splendeur des parures de métal se dévoile « Au fil des peuples et des tribus d’Asie centrale ». Chez les Turkmènes, la profusion et l’opulence des ornements d’argent, bordés de filigrane et agrémentés de cornaline, permettaient d’éloigner les mauvais esprits. Les bijoux en argent niellé du Caucase, méconnus du grand public, sont représentés par quelques colliers, bracelets et boucles d’oreilles mais surtout par un ensemble rare de ceintures féminines et masculines aux styles variés.

A voir jusqu’au 3 mars 2012