Triennale de Milan, Palazzo dell’arte
Milan : Dracula et le mythe du vampire

Le mythe de Dracula s’expose à la Triennale de Milan

Article mis en ligne le 14 décembre 2012
dernière modification le 2 avril 2013

La Triennale de Milan accueillera jusqu’ au 24 mars une exposition unique sur la figure du vampire, en particulier sur l’histoire et le mythe de Dracula.
L’exposition cherchera à présenter le mythe des vampires à travers différents supports : tableaux, incisions, dessins, documents historiques, costumes de scène et documentaire. L’exposition montrera surtout la figure de Dracula, à partir de ses origines historiques jusqu’aux transpositions cinématographiques de ses vicissitudes.

De novembre 2012 à mars 2013, la Triennale de Milan présente une exposition dédié à l’une des anciennes légendes les plus charmantes qui soit : Dracula et le mythe du vampire.

L’exposition comprend une centaine d’œuvres - peintures, gravures, dessins, documents, objets historiques, costumes et vidéo - et enquête sur le vampire par définition, débutant par la figure historique pour continuer avec la transfiguration littéraire, jusqu’à l’adaptation cinématographique et, finalement, les implications sociologiques du mythe de Dracula. Un authentique voyage dans le monde des vampires qui analyse dans un même temps la figure historique et la figure contemporaine, en contemplant des vieux objets et des articles du design contemporain, des mythes anciens et des stars d’aujourd’hui.
Signalons que l’écrivain Bram Stoker (mort en 1912) a publié la nouvelle Dracula en 1897. Le monde célèbre le centenaire de sa mort avec une série d’importants événements. La présente exposition est une opportunité de rendre hommage à la créature littéraire du nouvelliste irlandais.

Les différents aspects du phénomène du vampirisme sont abordées en trois principales sections :

- « La réalité derrière le mythe » qui comprend une série de documents historiques exceptionnels et d’œuvres d’art en provenance du Musée d’art historique de Vienne, lesquels incluent le premier portrait du Comte Vlad, figure historique du XVe siècle associée à la légende de Dracula.
- le « Dracula de Bram Stoker » en collaboration avec la fondation Bram Stoker, qui offre une réflexion sur le vampirisme dans la littérature, avec une attention particulière portée à la production de Stoker, approfondie par l’étude de carnets de notes et papiers du nouvelliste, exposés pour la première fois en Italie.
- « Mort de la lumière : cinéma et vampires » proposé par le critique de films Gianni Canova qui, à travers des posters originaux et des projections vidéo, nous immerge dans l’histoire du vampirisme sur grand écran, depuis le premier film en noir et blanc réalisé au début du XXe s. jusqu’aux sagas de ces dernières années. Une attention particulière est accordée au Dracula (1992) de Francis Ford Coppola.
Quelques extraits originaux de ce film sont montrés, pour la première fois en Italie. Pour cette occasion, il est également possible de voir l’armure portée par Gary Oldman - due au designer Ishioka Eiko - reconstruite exceptionnellement par les producteurs hollywoodiens de l’original.

L’exposition est aussi enrichie par deux intéressantes variations sur ce thème.
Le costume de l’historienne Giulia Mafai offre une interprétation originale de l’identité du vampire et, en particulier, du vampire femelle. De magnifiques costumes de théâtre fournissent un regard particulier sur la figure de la « Femme Vamp » - historiquement interprétée par Elizabeth Bathory et par Carmilla dans la littérature – qui ajoute à la vampire femelle le concept de femme qui détruit grâce au pouvoir de la séduction. De plus, une connexion fascinante prend vie au travers de la mode inspirée par le style vampire, dont certains stylistes sont devenus les maîtres du genre : De Comme des Garçons, à John Galliano, d’Alexander McQueen à Rick Owens jusqu’à l’interprétation récente de Prada.

Les costumes et la mode ouvrent la porte à la section « Design du Vampire » à travers une histoire faite d’images de maisons et de places visitées par le roi de la nuit, avec une réflexion sur le rôle de Dracula comme fondateur de villes, désigné par l’architecte Italo Rota.

Un hommage spécial consacré à Guido Crepax enrichit l’exposition : dix-huit dessins inédits illustrent la rencontre entre Dracula et Valentine, l’un de ses personnages les plus célèbres.

Des reconstitutions scéniques et des projections évocatives, au long du parcours de la manifestation, accompagneront le visiteur lors d’une expérience émotionnelle de découverte du monde des mort-vivants.

Jusqu’au 24 mars 2013