Sur les scènes lausannoises
Lausanne : Spectacles en février

Coup de projecteur sur les divertissements...

Article mis en ligne le 31 janvier 2013

par Viviane Vuilleumier

Quelques spectacles remarquables continuent encore jusqu’en février, dont :

- Jusqu’au 7.2. : Tabac Rouge de de James Thiérrée. Vidy-Lausanne, salle Charles Apothéloz, à 19h, ven à 20h30, dim à 17h30, relâche lundi (rés. 021/619.45.45)

- Jusqu’au 10.2. puis en tournée en Suisse romande : Les ours dorment enfin de Geneviève Billette, m.e.s. François Marin. Le petit théâtre, mer-dim à 17h, ven à 19h, sam à 14h et 17h (rés. lepetittheatre.ch)

Parmi les nouveaux spectacles à l’affiche, il est important d’évoquer en premier lieu la venue de la Schaubühne de Berlin pour quelques représentations, à savoir :

Théâtre Kléber-Méleau : Mass für Mass

Du 5 au 10 février : la Schaubühne de Berlin fait escale à Renens pour quelques représentations Mesure pour Mesure de Shakespeare dans la mise en scène de Thomas Ostermeier.

« Mass für Mass »
© Arno Declair

L’histoire : Mesure pour mesure est une comédie où l’un se croit juste et rigoureux mais se trouve en proie au désir et sans scrupules. Sur le point d’épouser sa belle, un autre est jeté en prison : il mourra dès le lendemain. Sa sœur qui allait entrer au couvent ne pourra obtenir sa grâce qu’au prix de sa chasteté... C’est une comédie qui frôle la tragédie.

Théâtre Kléber-Méleau, ma-me-je 19h – sa 20h30 – di 17h30. Réservations : 021/625.84.29

L’Arsenic : Des bateaux pour nulle part

Du 12 au 17 février : Gaspard Buma propose une création danse/théâtre à l’Arsenic.

« Des bateaux pour nulle part »

L’histoire : Ce spectacle est inspiré des événements du printemps arabe :
des gens qui prennent des risques énormes pour changer le monde ou changer
de monde, sans aucune garantie sur la destination. Il veut faire honneur à cette immense envie de vivre et de liberté, à ces enfants du monde qui n’ont pas cessé de se rêver des vies.

À l’Arsenic, ma, je, sa 19h / me, ve 20h30 /di 18h. Tél. 021/625.11.36, reservation@arsenic.ch

L’Arsenic au Théâtre 2.21 : Un après-midi au zoo

Du 12 au 24 février : la Compagnie Post Tenebras Lux - en coproduction avec le Théâtre 2.21 - propose une création collection sous la direction de Cédrid Djedje.

« Un après-midi au zoo »

L’histoire : Entre la seconde moitié du XIXe siècle et la première du XXe, l’Occident est confronté à des révolutions industrielles, scientifiques, politiques et sociales majeures, qui bouleversent sa structure et ses représentations. Au cœur de ces bouleversements, les foires et expositions se font le reflet de ces mutations, et notamment des interrogations, fantasmes et angoisses qu’elles suscitent. Point d’orgue de ces manifestations, les exhibitions de populations dites « exotiques » rencontrent un engouement et un succès populaires qui se vérifient partout dans le monde occidental.
Convaincue que ces exhibitions constituent le terreau d’un grand nombre de représentations stéréotypées toujours actives aujourd’hui, la Cie Post Tenebras Lux veut questionner le phénomène.

Théâtre 2.21, 18h - reservation@arsenic.ch / 021/625.11.36

L’Arsenic : Récital

Du 13 au 17 février : L’Arsenic accueille la 2b company avec François Gremaud, Tiphanie Bovay-Klametz et Michèle Gurtner.

« Récital »
© Arya Dill

L’histoire : À mi-chemin entre écriture automatique et cadavre exquis, le Récital se compose de contes, textes et chansons rédigés selon un protocole précis : les trois comédiens enregistrent ensemble des improvisations parlées et chantées, sans thématique ni contrainte, puis retranscrivent tel quel, mot à mot, note à note – sans rien enlever ni censurer – le fruit de ces séances de travail.
Ils révèlent ainsi un territoire drolatique aux contours incertains, où ne se distingue plus guère ce qui appartient au sens ou à son absence absolue.

L’Arsenic, me, ve 19h / je, sa 21h / di 17h - reservation@arsenic.ch / 021/625.11.36

Le petit théâtre : Les contes dits-du-bout-des-doigts

Les 16 et 17 février : Nicolas Fagart met en scène une pièce inspirée des écrits de Pierre Gripari.

« Les contes dits-du-bout-des-doigts »
© Les Compagnons de Pierre Ménard

L’histoire : C’est sous une forme burlesque peuplée de personnages sortis tout droit d’un Tex Avery que la compagnie bordelaise aborde La Sorcière du placard aux balais.
Le dispositif scénique est très simple : deux comédiens, diablement espiègles derrière des pupitres, prêtant leur voix à une comédienne, Isabelle Florido, dont la langue maternelle est celle des signes. De tout son corps et avec talent, elle donne vie aux personnages du plus célèbre des Contes de la Rue Broca.

Le petit théâtre, sam à 14h et 17h, dim à 10h et 15h. Réservation : www.lepetittheatre.ch/public/billetterie

Le petit théâtre : Farfelune

Les 23 et 24 février : accueil de Farfelune de et avec Tamaé Gennai et Pierre Deveaud.

« Farfelune » par la compagnie Tamiero
© Tamiero

L’histoire : Les deux fondateurs de la compagnie Tamiero créent depuis 2004 des petits bijoux de spectacles pour les très jeunes enfants. Avec beaucoup d’invention et de sincérité, ils mêlent la musique aux mots, le mouvement au jeu, tout cela à hauteur d’enfant.

Le petit théâtre, à 14h et 17h. Réservation : www.lepetittheatre.ch/public/billetterie

L’Arsenic : Phren

Du 26 février au 2 mars : place à une création/danse chorégraphiée par Fabienne Berger. Il s’agit d’une pièce pour sept danseurs.

« Phren »

L’histoire : Phren, pièce pour sept danseurs, se penche sur les notions de séparation et de réparation en mettant les corps à l’épreuve dans un espace fracturé. Deux groupes se font face comme sur les berges d’une plaie. L’espace entre eux est à inventer : un creux, un vide, un possible. Recréer le tissu qui les relie au même monde est l’enjeu de cette pièce, qui questionne notre lien à une conscience plus globale. C’est donc avec une acuité des sens extrême que les danseurs éprouveront leur corporéité dans un univers sonore et visuel d’une poésie inquiétante.

L’Arsenic, ma, je, sa 19h / me, ve 20h30 - reservation@arsenic.ch / 021/625.11.36

Vidy-Lausanne : Ça va ?

Du 26 février au 17 mars : Accueil d’une création collective de Michel Beuchat, Cécile Bon, Vincent Leterme, Marilú Marini, Clotilde Mollet, Oria Puppo et Anouche Setbon, sur un texte de Jean-Claude Grumberg.

Marilú Marini
© Juan Gatti

L’histoire : Jean-Claude Grumberg est parti de deux mots d’une grande banalité, « Ça va ? », formulés à de nombreuses reprises durant une journée, sans que la ou les personne(s) qui les utilisent songent vraiment à leur sens, alors que souvent ces mêmes mots déclenchent un échange de paroles étonnant. L’auteur en a tiré une suite de scènes brèves, cinglantes, imaginant, dit-il : « Un théâtre pour rire et pour tendre la main, un théâtre bon enfant, fraternel, qui ne se pousse pas du col et ne se mouche pas du pied. » Il en résulte une pièce à l’humour décapant.

Vidy-Lausanne, La Passerelle, mar-sam à 20h, dim à 18h, relâche lun. Location : 021/619.45.45

La Grange de Dorigny : Opus incertum / Empilement de listes

Du 28 février au 2 mars : La Grange de Dorigny accueille l’ascenseur à poissons compagnie, dans cet opus mis en scène par Geneviève Guhl.

« Opus Incertum »
© Seraidaris

L’histoire : Oeuvre incertaine, faite de listes écrites par diverses personnes : liste de sons agréables, liste de sons désagréables, liste de choses qu’on aime toucher, liste des rues dont on se souvient et qui ont compté, liste des lieux qu’on aime, liste de choses qui nous font peur, liste de choses qui nous émeuvent, liste de choses que l’on aime manger...

Autour du spectacle le 28 février à 17h (spectacle à 20h) dans le foyer de la Grange : table ronde "Liste et théâtralité", animée par Mme la professeur Lise Michel et Gaspard Turin. Entrée libre
En résonance au spectacle, des étudiants d’architecture de l’EPFL exposent leur interprétation de l’Opus Incertum dans le foyer, une exposition intitulée « Mots croisés ».

La Grange de Dorigny, je 20h / sa 19h / ve 20h30. Réservation : 021/692.21.24