Musée Jacquemart-André
Paris : Eugène Boudin

Intéressante rétrospective au Musée Jacquemart-André.

Article mis en ligne le 23 mars 2013
dernière modification le 23 juillet 2013

Pour la première fois depuis 1899, un musée parisien, en l’occurrence le Musée Jacquemart-André, organise une exposition rétrospective de l’œuvre d’Eugène Boudin, Eugène Boudin - Au fil de ses voyages.

Cet artiste, que Corot surnommait « le roi des ciels » et que Monet considérait comme son maître et, surtout, comme l’un des précurseurs de l’impressionnisme, a parcouru l’Europe dans sa quête toujours renouvelée dela lumière. Il est ainsi passé de sa Normandie natale à Venise, en visitant en chemin Anvers, Dunkerque, Berck, la Bretagne, Bordeaux ou la Côte d’Azur, et il a saisi l’atmosphère particulière de chacun de ces lieux.

Eugène Boudin a été l’un des premiers artistes français à quitter son atelier pour aller peindre dans la nature, ce qui lui a permis de réaliser de nombreuses marines et scènes de plages dans lesquelles il s’est particulièrement penché sur le rendu des éléments et des effets atmosphériques. De par cette pratique, il peut être considéré comme un précurseur des impressionnistes, car il a initié une façon différente de “voir“ la nature.

Au fil des années, sa palette s’éclaircit et sa touche s’allège pour mieux restituer les reflets du ciel et de l’eau. Véritable « roi des ciels », Eugène Boudin a su transcrire à la perfection des éléments aussi changeants que la lumière, les nuages et les vagues.

Dès les années 1880, l’art de Boudin suscite l’intérêt des amateurs américains. Ainsi, les musées nord-américains possèdent aujourd’hui de nombreuses œuvres de l’artiste, pour lesquelles il n’existe pas d’équivalent dans d’autres collections publiques en Europe. Certaines de ses œuvres seront présentées pour la première fois en France depuis leur achat par des amateurs américains, grâce aux prêts accordés notamment par la National Gallery de Washington ou le Museum of Fine Arts de Boston. D’autres prêts ont été consentis par le Museo Thyssen-Bornemisza, le Musée national des beaux-arts du Québec ; ainsi que du Musée d’Art moderne André Malraux du Havre et du Musée Eugène Boudin d’Honfleur, qui possèdent les plus grands fonds d’œuvres de l’artiste en France.

A voir du 22 mars au 22 juillet 2013