Musée suisse de l’appareil photographique, Vevey
Vevey : Bernard Dubuis

Tant et temps de passages...

Article mis en ligne le 27 avril 2014
dernière modification le 12 septembre 2014

Bernard Dubuis, fervent utilisateur du Leica M, a su rester fidèle à une ligne technique et visuelle choisie dès le départ de sa carrière, privilégiant l’œil, le regard et l’envie photographique. Le Musée suisse de l’appareil photographique, qui suit le travail du photographe depuis de nombreuses années, a choisi de lui consacré une exposition temporaire.

Formé à l’École de photographie de Vevey entre 1972 et 1975, Bernard Dubuis a ouvert un atelier à Sion à la fin de 1976. En1980, il participe à St-Ursanne à un stage organisé par Magnum, avec Raymond Depardon et Guy Le Querrec, stage qui le marquera durablement.

Le regard particulier qu’il pose sur le monde qui l’entoure, à la fois très juste mais non dénué de tendresse et d’humour, le fait rapidement connaître et lui permet de gagner la confiance de milieux divers. C’est ainsi qu’il s’engagera souvent sur des projets de longue haleine : pour commencer, les combats de reines (il en résultera un livre et une publication en couleurs commandée par Geo ; suivra le Rhône, ainsi que le suivi de grands travaux de ces dernières décennies (autoroute A9, tunnel du Mont-Chemin, usines hydroélectriques de Cleuson-Dixence et de Nant de Drance, tunnel de base du Loetschberg) ... Ce que Bernard Dubuis aime avant tout, c’est photographier les gens, et prendre le temps de s’immerger dans leur environnement, de s’imprégner de leur vécu.

Photographe humaniste et documentaliste dans la lignée de Guy Le Querrec, Larry Towell ou Abbas, Bernard Dubuis est très marqué également par Robert Frank et « Les Américains ». Il se montre rapidement plus attaché à la durée et à l’approfondissement d’un travail photographique qu’au butinage rapide de la presse. Cette envie, voire ce besoin de construire une mémoire de ce qui l’entoure, il la partage avec deux autres photographes, Robert Hofer et Jean-Claude Brutsch et un historien, Jean-Henry Papilloud, alors directeur du Centre valaisan du film installé à Martigny. Ensemble, ils vont créer en 1989 l’Enquête photographique en Valais. Il collabore également avec Focale-Nyon dès 1984.

Jusqu’au 30 août 2014