Fondation Baur, Genève
Genève : Textiles bouddhiques japonais

Merveilles à découvrir

Article mis en ligne le 4 juin 2014
dernière modification le 11 août 2014

La Fondation Baur, en cette année où elle fête le cinquantenaire du musée, a choisi de présenter au public sa collection de textiles bouddhiques japonais, acquise par Alfred Baur (1865-1951) en 1927.

Cet ensemble est composé de cent vingt et une nappes d’autel, datant pour la plupart des XVIIIe et XIXe siècles. Ces tissus, de petites dimensions et de format carré, étaient destinés à recouvrir les tables latérales placées devant l’autel principal d’une salle de temple. Malgré leur taille modeste, ces nappes, ou uchishiki, témoignent de l’extraordinaire habileté des tisserands de Kyôto à l’époque d’Edo (1603-1868).

La collection d’Alfred Baur est constituée essentiellement de tissus façonnés en soie, classifiés au Japon sous les noms de nishiki et de kinran (souvent traduits par « brocart »). Avec leur riche décor polychrome, rehaussé de fils d’or ou d’argent, elles représentent les formes de tissage les plus complexes et les plus somptueuses de l’époque.

Les textiles présentés dans cette exposition sont majoritairement ornés de motifs issus du répertoire traditionnel sino-japonais. Parmi les sujets dominants, figurent le dragon et le phénix, souvent accompagnés de motifs de bon augure et de symboles de bonheur connus collectivement sous le nom de takara-zukushi. Le phénix est en outre souvent combiné à un arbre particulier, le paulownia (kiri) car, selon une ancienne croyance chinoise, cette plante serait la seule sur laquelle l’oiseau fabuleux viendrait se poser. Les fleurs occupent elles aussi une place importante dans l’ornementation des textiles, notamment les fleurs symboliques des quatre saisons : la pivoine (printemps), le lotus (été), le chrysanthème (automne) et le prunus (hiver).

Jusqu’au 10 août 2014