Centre Paul Klee, Berne
Berne : « Taking a Line for a Walk »

Lignes en promenade...

Article mis en ligne le 10 juin 2014
dernière modification le 18 août 2014

Jusqu’à fin août, il est possible de découvrir au Centre Paul Klee une sélection d’œuvres de Olav Christopher Jenssen, Paul Klee, Jonathan Lasker, Brice Marden, Henri Michaux, Mark Tobey, Cy Twombly, Christopher Wool qui, toutes, interrogent l’importance de l’écriture dans la création artistique.

La manière dont Paul Klee imprimait du mouvement à des points ou « emmenait les lignes en promenade » et créait ainsi des signes d’écriture ou des signes symboliques très particuliers est le point de départ de cette exposition. Le but de celle-ci est de construire un pont vers les artistes contemporains avec des œuvres de nombreux représentants des courants américains et européens, des pionniers de l’expressionnisme abstrait.

Les spectateurs pourront ainsi admirer des chefs-d’œuvre de Cy Twombly ou Brice Marden, mais aussi des travaux inédits comme les séries de dessins provenant des fonds Henri Michaux, qui montrent l’écriture en action dans l’image et ses particularités abstraites, mais aussi le processus de conduite de la ligne, entre contrôle et spontanéité.

L’exposition se concentre sur l’importance de l’écriture – et les signes qui s’y apparentent – dans la création artistique. À partir de l’intérêt de Paul Klee pour le graphisme et la calligraphie, ce sont les propriétés de l’écriture qui sont examinées ici. Pour que l’écrit puisse être décrypté, l’écriture obéit à un certain code ; elle est en même temps l’expression d’une sensibilité individuelle. Le graphisme réunit donc un concept et un geste spontané. Aussi sert-il souvent de modèle au processus artistique. Les artistes choisis pour cette exposition n’utilisent pas seulement l’écriture comme élément picturale ; ils développent leur œuvre entre ces deux pôles que sont le concept et la spontanéité. Parlant de leur création, ils soulignent à maintes reprises l’importance du processus et du mouvement.

A voir jusqu’au 17 août 2014