Fondation Bodmer, Cologny & Fondation Gianada, Martigny
Cologny et Martigny : Zao Wou-Ki

Art chinois

Article mis en ligne le 30 décembre 2015
dernière modification le 13 juin 2016

Après l’exposition qui lui a été consacrée de mai à septembre par le Musée de Pully, le peintre chinois Zao Wou-Ki - reconnu dans le monde entier comme l’un des plus grands peintres contemporains - a les honneurs de deux autres expositions en Suisse romande. La première a lieu à la Fondation Bodmer de Cologny et confronte les travaux du peintre chinois et ceux d’Henri Michaux, tandis que celle de la Fondation Gianadda est consacrée à une rétrospective.

Fondation Bodmer, Cologny
Intitulée « Dans l’empire des signes », l’exposition de la Fondation Bodmer s’intéresse aux liens existant entre l’écrivain et peintre Henri Michaux (1899-1984) et le peintre Zao Wou-Ki (1920-2013).

Arrivé en France en 1948, le peintre chinois ne tarda pas à faire la connaissance d’Henri Michaux et les deux peintres développèrent très vite une relation artistique. Les œuvres exposées à Cologny mettent en évidence les choix partagés par les deux artistes : attention aux signes, appétit d’expérimentation, importance du geste, primat du mouvement. Signalons que beaucoup de pièces retenues pour l’exposition seront montrées pour la première fois, et leur rassemblement constitue à lui seul un événement.

« Henri Michaux et Zao Wou-Ki dans l’empire des signes », jusqu’au 10 avril, Fondation Martin Bodmer, 19 route Martin Bodmer, 1223 Cologny, Détails

Fondation Gianadda, Martigny
A Martigny, l’exposition présente, pour cette première rétrospective en Suisse, une cinquantaine de toiles et une trentaine d’œuvres sur papier, parmi lesquelles un ensemble monumental de grands formats, diptyques et triptyques, exceptionnel dans leur rassemblement.

L’idée est de mettre en situation les différentes étapes de la pratique chromatique et lumineuse du peintre - depuis la période figurative de ses débuts en France (portraits, natures mortes et paysages réinventés), en passant par une approche toute initiatique de la réserve occidentale reprise de Paul Klee, avant de procéder, dès les années 1960-1970, à de larges développements abstraits dans un espace lyrique libéré -
un processus qui s’étend sur une soixantaine d’années suivant un parcours personnel aussi riche qu’inspiré.

Une sélection d’huiles emblématiques de très grand format, une ample suite, volontairement limitée au noir et blanc, de grands lavis sur papier, met en lumière sa praxis ancienne de l’encre de Chine, et précise, s’il en était besoin, le pont imaginaire que le peintre a établi avec force durant plus d’un demi-siècle entre l’Asie et l’Occident.

Rétrospective Zao Wou-Ki, jusqu’au 12 juin 2016. Fondation Gianadda, Martigny. Détails