Centre Pompidou, Paris
Paris : David Goldblatt

Photographie

Article mis en ligne le 20 février 2018
dernière modification le 11 mai 2018

Le Centre Pompidou consacre pour la toute première fois une rétrospective à l’œuvre de David Goldblatt, figure clé de la scène photographique sud-africaine et artiste phare du documentaire engagé.

À travers ses photographies, Goldblatt raconte l’histoire de son pays natal, sa géographie et ses habitants. L’artiste entretient dans son œuvre une tension singulière entre les sujets, le territoire, le politique et la représentation.

«  Je pense que la photographie est un support qui, d’une certaine façon, me permet de me rattacher au monde qui m’entoure et de rattacher le monde qui m’entoure à moi-même. » David Goldblatt (DE ARTE, n° 32, AvRIl 1985)

L’exposition offre une traversée de l’ensemble de la production du photographe (né en 1930) et présente plus de deux cents photographies, une centaine de documents inédits - issus des archives de l’artiste -, des essais de jeunesse (comme les premières photographies qu’il prend dans les mines de Randfontein), jusqu’aux images les plus récentes.

Sept films, spécialement produits par le Centre Pompidou pour l’événement, sont diffusés au fil des sections du parcours de l’exposition. David Goldblatt y commente ses photographies et invite les visiteurs à plonger dans son œuvre fascinant, qui apprend à regarder avec un œil conscient et analytique.

Depuis les années 1960, David Goldblatt parcourt son pays natal, l’Afrique du Sud. à travers ses photographies, il raconte son histoire, sa géographie, et ses habitants. Ses images examinent scrupuleusement l’histoire complexe de ce pays où il fut témoin de la mise en place de l’Apartheid, de son développement, puis de sa chute.

L’exposition retrace son parcours à travers un choix de séries majeures et dévoile aussi des ensembles plus méconnus, comme ses premières photographies prises dans les townships de Johannesbourg. La série “On the Mines“, devenue aujourd’hui une œuvre emblématique de l’histoire de la photographie documentaire, est présentée avec des tirages de travail.

L’exposition montre enfin une partie de la série “Particulars“ appartenant à la collection du Centre Pompidou, ou encore le travail plus récent de l’artiste à travers la série “Intersections“. Toutes ces séries reviennent avec acuité sur la complexité des relations sociales sous l’apartheid.

A propos de “Particulars“
David Goldblatt : «  J’ai réalisé que j’avais et que j’ai toujours une conscience très aiguë du corps des gens. Je porte une grande attention aux petits détails qui révèlent nos valeurs, nos vanités, nos peurs et nos aspirations. »

Du 21 février 2018 au 7 mai 2018