Théâtre de l’Orangerie, Genève
Genève : Festival de l’Orangerie

Coup d’œil

Article mis en ligne le 14 juillet 2021
dernière modification le 21 septembre 2021

Voici quelques-uns des spectacles qu’il sera possible de voir au Théâtre de l’Orangerie durant l’été. Mais vous découvrirez d’autres propositions en visitant le site du festival.

« Un ennemi du peuple » dans la mise en scène d’Éric Devanthéry

Un ennemi du peuple
Un faisceau d’éléments converge vers l’évidence : les bains thermaux d’une petite ville – attraction touristique et noyau économique – sont contaminés. Un fait divers d’une rare banalité aujourd’hui… Sauf que la pièce a été écrite en 1882 par le grand dramaturge Henrik Ibsen, et qu’il s’agit d’un de ses chefs-d’œuvre. Maître de cérémonie de ce voyage chaotique et vaporeux : le Docteur Stockmann. Tel un Don Quichotte, il est trompé par des moulins à vent et, pris dans son élan, risque de rater sa cible et de se noyer dans une vérité mouvante.
Jusqu’au 25 juillet 2021

« Sans effort » par la compagnie Snaut
© David Gagnebin de Bons

Sans effort !
Parmi les spectacles qui seront proposés cet été, citons déjà “Sans effort“, une pièce fondée sur l’absence rigoureuse d’écriture et d’archivage, inventée en parlant et en faisant parler, imprimée nulle part ailleurs que dans nos cerveaux. Une histoire qu’on raconte, mais que personne ne pourra jamais lire...
C’est la compagnie Snaut et le metteur en scène Joël Maillard qui proposent ce spectacle original. Et nous retrouverons sur scène Marie Ripoll et Joël Maillard.
Ajoutons encore que la non-écriture et la fabrication de la pièce sont dues à Tiphanie Bovay-Klameth, Joël Maillard et Marie Ripoll.

Du 3 au 8 août 2021

Les Rigoles
La ville, la nuit, les rues désertes, le trafic qui se fait rare… Le silence accueille alors des créatures qui cherchent à déployer leurs ailes. Des interstices se créent entre nos activités du quotidien et les désirs qui n’ont pas leur place à la lumière du jour. Les bancs, les parcs, les voitures stationnées, permettent à ces rêves d’éclore puis de rebondir, transformés en geste d’affection, en voyage, en retrouvailles. D’après le roman graphique éponyme de Brecht Evens, le spectacle du Collectif CCC nous fait découvrir la ville autrement. Nous allons explorer la frontière entre la ville et son ailleurs, créer de nouveaux usages à nos quartiers, à nos parcs, nous y raconter de nouvelles histoires. Un spectacle en déambulation donc : le public peut participer à la danse. Une danse durant laquelle l’environnement sort de sa toile de fond pour reprendre sa place centrale.

Du 27 au 30 juillet 2021

« Auréliens »
© Matilda Olmi

Auréliens
Aurélien Barrau est un astrophysicien français spécialisé en relativité générale. Il est très engagé sur les questions environnementales. Le 3 octobre 2019, il donne une conférence à l’Université de Lausanne et c’est cette matière que François Gremaud a choisi. François Gremaud, avec ironie, invite un autre Aurélien – Patouillard – ami et comédien (qui a d’ailleurs lui aussi étudié la physique), à redire le texte. Le décalage fait apparaître la tendresse ; la petite porte, sensible, d’une relation personnelle devient le grand portail qui transmet la parole universelle d’Aurélien Barrau. La mise en scène donne à voir et à entendre le discours bien sûr, mais aussi celui qui le dit, et celles et ceux qui le reçoivent.

Du 10 au 12 août 2021

moitié-moitié
Deux frères que tout sépare se retrouvent. Le plus âgé rentre à la maison après une longue absence. L’autre n’a pas bougé de la maison familiale, figée dans le temps. Entre les deux, c’est immobile. Un jour, l’un se décide à ramener quelques feuilles mortes de la tombe de leur mère, puis de la terre, puis bien plus. Un rituel étrange. Une renaissance prend alors racine en soufflant le vivant dans une cuisine cristallisée dans le temps. L’environnement se transforme, l’émerveillement reprend sa place, les meubles se déplacent et le mur entre les deux frères se craquèle. L’auteur australien Daniel Keene nous rappelle que Terre-mère n’est pas un concept abstrait mais une suave mélodie qu’il faut simplement être capable d’entendre. Embarquement sur le chemin de l’amour fraternel et de la réconciliation, qui devient alors possible et salvatrice.

Du 17 au 29 août 2021

Informations : https://www.theatreorangerie.ch/