L’impact de la production de déchets sur la société

Déchets et société
samedi 28 janvier 2012
par  Sabrina De Sousa, Vanessa Fonseca Pinheiro
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Introduction

De nos jours, l’impact des déchets sur notre société est devenu trop important. Jours après jours, nous imposons à notre planète et à notre société un nombre de déchets considérable. Chaque année 2 millions de personnes meurent dans le monde dû à la pollution de l’air avec nous pour seule cause.

Beaucoup de déchets ? La faute à qui ? À nous !

Notre niveau d’ordures étant trop important, a aussi un impact sur la faune. Par exemple, les tonnes de plastique déversées dans le Pacifique, qui tuent poissons, mammifères, oiseaux, etc... A vue d’œil cela ne nous atteint pas, mais les poissons qui y sont pêchés se retrouvent dans nos assiettes. La mort des oiseaux et autres poissons, que nous ne mangeons pas, qui sont tués par ces déchets, empêche le cours normal du cycle alimentaire, et nous touche indirectement encore une fois.

Notre production mondiale de déchets par an s’élève à près de 4 milliards de tonnes. Le gaspillage est aussi un très grand facteur de ce surplus de déchets. On achète, on ne consomme pas toujours et ça fini à la poubelle. Après avoir pris conscience que notre production de déchets était trop élevée nous avons mis en place quelques initiatives, comme le tri, diminution des rejets de gaz à effet de serre, le développement automobile électrique, l’énergie solaire et l’une des principales, le recyclage.

Nous sommes tous touchés par cette pollution, mais certains pays plus que d’autres. En effet, les pays pauvres n’ayant pas les moyens pour financer la majorité de ces initiatives, ils en subissent plus les conséquences. Par exemple, certaines populations habitent dans des bidonvilles avec des conditions d’hygiène déplorables. En Inde, la population pauvre qui habite au bord du Gange côtoie chaque jour les ordures délaissées par elle même et par d’autres personnes dans ce fleuve sacré pour les hindous, ceci est un exemple parmi tant d’autres.

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Les choses commencent à changer...

Pour en revenir à nos déchets et à notre société, à Genève par exemple, beaucoup d’entreprises se mettent à trier leurs déchets. Et oui, le tri et le recyclage ne se fait pas qu’à la maison ! Dans les entreprises plus de 40 % des déchets sont recyclables, mais contrairement à ce que l’on nous dit, peu d’entreprise recycle. En 2010, Genève a réussi à recycler plus de 44 % de ses déchets urbains et l’État a pour objectif d’atteindre en 2011 les 50 %. De plus, on ne le sait pas, mais trier et recycler fait économiser aussi de l’argent à l’État, car chaque tonne de déchet trié ou recyclé permet d’économiser 200.- par rapport à l’incinération.

Dans les écoles depuis plusieurs années, des dispositions on été mise en marche, comme de nouvelles poubelles dans les préaux pour que les élèves puissent trier leurs déchets. Cette solution n’est pas très efficace, sachant que nous-mêmes n’avons pas fait l’effort de prendre l’habitude de trier quand nous étions en primaire. Mais après notre entrée au cycle, on a pu voir à côté des poubelles classiques des boîtes en carton où on devait mettre les feuilles en papier. Parfois si elles étaient encore utilisables, on les réutilisaient, sinon elles allaient être recyclées. Mais ces fameuses boîtes en cartons on continue à les voir dans les entreprises, dans d’autres écoles. Les écoles ont commencé à prendre des initiatives comme des activités dans la nature qui consistent à la nettoyer !

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Aujourd’hui nous essayons de faire de nos déchets quelque chose d’utile. Un nouveau concept est né : l’utilisation des déchets peut contribuer à présent à la construction de certains habitats. Cette nouvelle méthode n’est pas encore très courante. Prenons l’exemple de Mike Reynolds qui habite depuis 20 ans avec sa femme dans une maison faite à partir de matériaux de récupération.

Notre société, se développant rapidement, a mis en place des alternatives bio. Nous voyons de plus en plus de marques, que ça soit de cosmétiques, d’habits, de produits d’entretien, de nourriture, et autres, développer leurs produits en produits bio. Bien sûr, les gens préfèrent encore se contenter des produits traditionnels car changer leur petit train de vie habituel n’est pas forcément facile pour eux ou tout simplement parce que le bio coûte plus cher.

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Déchets dangereux

N’oublions pas que les déchets ont aussi un impact sur notre santé. Les déchets nocifs pour notre santé sont principalement toxiques, infectieux et radioactifs. Nous côtoyons chaque jour des ordures radioactives telles que les piles, des ordures toxiques comme l’eau de javel que nous utilisons souvent et des ordures infectieuses telle que certaines seringues mal désinfectées.

Dans les hôpitaux, il y a plusieurs types de déchets :

• Type A : masques buccaux, couches, sparadraps...

• Type B1.1 : organes, placentas, déchets de tissus...

• Type B1.2 : poches de sang, pansements souillés...

• Type B2 : aiguilles, lame de bistouri, mandrins...

• Type B3 : médicaments...

• Type B4 : substances cytostatiques...

• Type C : liquides corporels ou autres déchets avec agents infectieux...

• Autres déchets spéciaux : déchets avec mercures, déchets radioactifs

Tous ces déchets sont trier avant d’être détruits, ils sont transportés dans des emballages spécifiques.

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Autre problème lié à notre société, les ordures ménagères qui sont en augmentation régulièrement. Ces déchets sont parfois dangereux et nous ne le savons pas.

Voici quelques déchets ménagers dangereux :

• Les bombes aérosols

• Les pesticides et engrais

• Les piles usées

• Les solides organiques (cosmétiques, médicaments périmés)

• Les produits de bricolages

• Les produits d’entretiens

• Les thermomètres au mercure

Tous ces déchets devraient être détruits dans des conditions spéciales, ce qui n’est pas toujours le cas.

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Notre société

Le plus grand problème n’est pas les déchets. Le problème c’est que les personnes qui les produisent ne sont pas capables de s’en débarrasser correctement, et préfèrent choisir la facilité, c’est-à-dire, les jeter dans n’importe quelles poubelles au lieu des poubelles spécifiques pour le trie des déchets, ou tout simplement par terre. Nous pouvons voir dans les lieux publics, les parcs, les rues, le nombre de papiers, d’emballages et beaucoup plus encore qui traînent par terre. On peut voir parfois dans la rue, que des personnes sont à côté d’une poubelle, mais préfèrent cracher leurs chewing-gum par terre au lieu de faire quelques centimètres jusqu’à la poubelle. Ce qu’elles ne savent pas c’est qu’un chewing-gum ou un mégot de cigarette mets 1 à 2 ans pour se décomposer. Cela parait peu à côté des sacs en plastique (entre 100 et 1000 ans), mais vu la quantité de personne qui font ça, ça fait beaucoup. Les gens n’ont pas conscience, que des tout petits gestes, vraiment petits, comme jeter son chewing-gum à la poubelle, une action tout à fait simple, à long terme peut changer beaucoup de choses.

Ce qui est dommage aujourd’hui c’est que les personnes savent ce qu’il se passe sur notre planète, que nos erreurs mettent en péril notre avenir et celui de la terre, mais malgré ça ne font rien. C’est vrai qu’éteindre la lumière quand on sort d’une pièce ça aide, mais il faut voir plus loin. Trier, recycler ses déchets, les diminuer, inciter les autres à le faire, ramasser un papier pour le jeter à la poubelle... ça serait beaucoup mieux, ou même participer à des évènements tels que la journée où l’on aide à nettoyer le lac Léman..

Bien sûr les consommateurs ne sont pas les uniques fautifs, l’État n’aide pas toujours. Par exemple, dans certains véhicules des Transport Publics de Genève, il n’y pas de poubelles, et parfois on est "obligé" de jeter par terre, et la plupart du temps cela fini dehors, car les déchets "se baladent" dans le bus et quand la porte s’ouvre, ils tombent dehors. Et qui va nettoyer ? Personne. Même si notre magnifique ville de Genève, peu parfois être sale, on ne peut pas se plaindre. On a la chance, que des employés de l’État tous les matins nettoient la ville. Étant déjà allé à Paris, nous avons toutes les deux constaté que les rues ne sont pas très propres. Ou exemple plus extrême, si nous revenons à des exemples déjà cités personne ne nettoie les rues en Inde, ou peut-être seulement dans les quartiers résidentielles.

Conclusion :

Comme on peut le lire sur les quelques paragraphes qui précédent cette conclusion, on peut remarquer que l’impact des déchets sur notre société et sur notre terre est inimaginable. Ce que nous avons écrit n’est que quelques petits exemples. On n’imagine même pas à quel point cet impact est important. Comment changer cela ? Telle est la question ! La réponse est que nous ne pouvons pas obliger les personnes à recycler, à trier ou même à changer leurs habitudes pour diminuer leur consommation. Cela doit venir de la personne même. Faire attention à ses déchets ce n’est pas compliqué, encore moins cher. On n’a pas d’excuses. Chacun doit se donner plus, on doit recycler, trier, consommer moins et donc produire moins de déchets. Pour résoudre ce problème il n’y pas vraiment de solution, c’est à nous de changer les choses, c’est avec de la volonté que nous pouvons le faire. Bien sûr, cela doit être à un niveau mondial.

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Sources :


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