Utilisation de Moodle

Incidences des technologies de l’information et de la communication dans le système éducatif
dimanche 28 avril 2013
par  Venera Shabani
popularité : 2%

Travail de maturité : Incidences des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans le système éducatif.

Table des matières :
- Introduction
- Internet à l’école
- Présentation et avantages d’une plateforme comme Moodle
- Examens sur plateforme
- Incidences des MITIC dans l’enseignement traditionnel
- Objectifs des MITIC dans les plans d’études
- Apports spécifiques
- Inconvénients
- Risque de la privatisation
- Changements
- Situation actuelle
- Expérience personnelle
- Conclusion

Introduction

Au jour d’aujourd’hui, dans une société telle que la nôtre, nous sommes quotidiennement entourés de progrès technologiques. Allumer la lumière, téléphoner, boire de l’eau du robinet, prendre les transports en commun… De simples gestes que nous pratiquons et qui nous semblent tout à fait normaux, mais qui ne l’étaient pas il y a encore quelques années.
Derrière tout ces progrès ne se cache rien d’autre qu’une importante et rapide évolution de la technologie. Prenons l’exemple de la téléphonie, il y a encore une trentaine d’années très peu de personnes possédaient un téléphone portable. Aujourd’hui avec le développement que connait la technologie, nous observons qu’il y a beaucoup plus d’antennes téléphoniques, des centaines de modèles de téléphone avec chacun des spécificités différentes, et surtout une accessibilité pour tout un chacun. Un objet qui est devenu indispensable et dont la majorité des personnes possèdent.
On retrouve cette technologie et ce développement conséquent dans une multitude de domaines, en médecine, dans les transports, dans la recherche, ou encore la communication, …
Pour mon travail de maturité, j’ai décidé de me concentrer sur le domaine de l’information et le communication.. L’étonnant développement des technologies de l’information et de communication qui regroupent tout les moyens utilisés pour la transmission et le traitement des informations a en effet changé notre relation au savoir et le système éducatif est clairement concerné par cette évolution. Le but même de l’école est de former les citoyens de demain, des citoyens aptes à réfléchir, à prendre des décisions et de faire des choix sensés. Aujourd’hui nous nous dirigeons vers une société de l’information où celle-ci n’a jamais été aussi facile d’accès et vu la place que prennent les TIC dans notre société, il est évidant et inévitable que l’éducation doit s’adapter à l’évolution de ces derniers et les méthodes d’enseignement et d’apprentissage doivent être revues.
Qu’en serait-il alors d’une réorganisation des méthodes d’enseignement adaptée aux progrès technologiques ?

Internet à l’école…

Et si les élèves changeaient leurs outils de travail ? Il ne serait plus question de livres, ni de cahiers mais d’ordinateurs possédant une connexion internet. L’enseignement et l’apprentissage se feraient en intégrant les MITIC (médias, images et technologies de l’information et de la communication). Ils passeraient des ordinaires livres à l’ère numérique. Ainsi chaque élève aurait un ordinateur avec lequel il pourrait apprendre et travailler. Ceci s’appliquerait à toutes les disciplines. Fini donc les tas de feuilles, les classeurs encombrants et lourds.
Internet est un immense réseau informatique mondial qui offre la possibilité de diffuser les connaissances, de communiquer, etc. Les informations partagées sur la toile peuvent être régulièrement et rapidement renouvelées par des experts, des chercheurs, enseignants ou tout simplement par des individus passionnés. Avec un ordinateur, les élèves ont donc le moyen d’avoir un accès facile au savoir. Cependant il ne se suffit pas de placer les élèves devant un écran et de leur faire apprendre une multitude d’informations recherchées sur internet. L’apprentissage ne serait pas très utile et très peu signifiant. Pour que l’apprentissage ait un sens, il faut qu’il y ait une intention didactique. Les élèves doivent être guidés dans leur apprentissage par des activités, des questions, des difficultés auxquelles, à l’aide d’informations recherchées sur l’internet, ils peuvent y répondre et par ce moyen acquérir des connaissances. De ce fait l’usage d’internet en tant que système éducatif doit plutôt se faire en se basant sur l’utilisation d’une plateforme.
Les plateformes sont des environnements permettant aux enseignants de concevoir et gréer leur cours sur internet tout en ayant un libre choix sur la méthode pédagogique. Cela permet donc un espace d’échange entre l’enseignant et ses élèves. Les plateformes proposent différents avantages pour les élèves mais également pour l’enseignent. Pour mon travail je me baserai sur la plateforme Moodle, que j’ai moi-même eu la chance d’utiliser durant une année.
Il faut savoir que la question de l’intégration des MITIC dans l’enseignement n’est pas nouvelle. Cela fait plus de 10 ans qu’il y a débat à propos de ce sujet. Mon travail s’inscrit dans la ligne du plan directeur du système d’information pour la pédagogie publié par le Département de l’instruction publique.

Présentation et avantages d’une plateforme comme Moodle

Pour avoir accès à une plateforme comme moodle, il faut toute simplement créer un identifiant. Chaque élève détient son identifiant et son propre code qui lui permettent d’accéder aux activités proposées par la plateforme. Les cours des différentes classes, degrés mélangés, sont regroupés par discipline. Chaque classe possédant un numéro qui la définis, il est donc facile pour les élèves de trouver les cours qui les concernent. .
Tout d’abord la mise en ligne des cours se fait de manière très simple. L’enseignant y tape les textes comme dans un document word, c’est-à-dire qu’il a la possibilité du choix de l’écriture, le mise en gras des informations importantes etc. Il peut imposer la forme des ses écrits en les préparant à l’avance et ensuite les diffuser à toute la classe ou bien il peut aussi les rédiger en classe en même temps que les élèves et donc leur permettre de personnaliser la mise en page du contenu et d’y ajouter des informations complémentaires si nécessaire. En plus des textes qui composent le cours, l’enseignent peut y ajouter des images et animations et par ce moyen apporter un support visuel aux explications données pouvant aider les élèves à la compréhension. Ces supports visuels peuvent être d’une très grande utilité pour certaine discipline lorsqu’il est question d’expliquer des notions qui demandent aux élèves de faire appel à leur représentation spatiale, d’imaginer des situations notamment en physique quand il s’agit de visualiser les différents diffusions des lentilles etc. Aussi, dans certaine branche telles que les maths, les science, l’économie la simulation d’expérience difficile à pratiquer et voir même coûteuse est rendue possible grâce aux modélisations. En plus des animations, l’enseignant peut y déposer des vidéos, des PowerPoint, documents PDF… Avec ce large choix de documents à utiliser, les cours sur plateforme peuvent donc se présenter sous différentes formes.
De plus, plusieurs outils sont proposés afin de simplifier et compléter le cours. Mis à part le cours en lui-même que l’enseignant met en ligne, on peut y retrouver des blogs, des glossaires mais aussi des wiki. Tous les élèves peuvent prendre directement part à la rédaction de chacun de ces outils. Cela repose donc sur un travail collaboratif. Ces outils mettent en avant l’esprit de solidarité des élèves. Chaque élève peut également avoir son propre blog ou il peut y déposer des pense-bête, ou les explications et démarche d’un exercice qu’il n’aurait pas compris.
Il existe aussi des discussions, ou bien forums, qui donnent la possibilité de poser des questions en cas de besoin. Chaque élève peut demander de l’aide à ses camardes de classe ou autres personnes. L’avantage est que ces discussions ne se limitent pas à l’ensemble d’une classe, toute personne étant utilisateur de la plateforme peut prendre part aux discussions et répondre aux questions, y compris les enseignants. Ainsi il a y davantage de chance d’avoir de réponse.
Il est également possible de s’envoyer des messages privés entre utilisateurs et même aux enseignants. Ainsi les élèves peuvent joindre leurs professeurs et leurs camarades en tout temps. Ceci est avantageux dans le cas ou un élève souhaiterait poser des questions à son enseignant sur un exercice qu’il n’aurait pas compris. Il n’aurait plus besoin d’attendre le prochain cours pour les lui poser.
Des instruments d’évaluation, tels que des exercices, des tests, des sondages, peuvent également être mettre mis en ligne. Les exercices peuvent se faire en classe ou à la maison en devoir. Ils peuvent être accompagnés de feedback et d’explication sur comment faire l’exercice. Une fois l’exercice fini et envoyé il est automatiquement et immédiatement corrigé. L’avantage est que l’enseignant peut y gagner beaucoup de temps de cours. Il n’aurait plus besoin de prévoir du temps pour la correction en classe, l’ordinateur corrige à sa place. Ainsi le temps gagné peut être utilisé pour l’explication du cours ou ,si besoin ,d’un exercice qui n’aurait pas été compris ou réussi par l’ensemble de la classe. Les exercices peuvent être refait plusieurs fois. Cela donne la possibilité aux élèves de s’entraîner et de se préparer pour les tests.
Les tests sur plateforme, tout comme les exercices, sont un énorme gain de temps. Les tests sont également automatiquement corrigés après l’envoi. Il n’est donc plus utile de faire la correction en classe et les élèves obtiennent directement leur note. Cela allège non seulement les enseignants d’une tâche pénible mais arrange aussi les élèves, qui sont d’habitude très impatients de recevoir leur résultat. De plus cela permet aux enseignants de tester les élèves plus fréquemment.
Outre les avantages que propose la plateforme en elle-même avec ses outils, il est important de relever que la possibilité d’accéder en tout temps et depuis n’importe quel endroit aux activités est un avantage très motivant à l’intégration des MITIC dans le système éducatif.
En effet, il suffit simplement de posséder un appareil électronique comme un ordinateur ou encore un smartphone avec une connexion à internet pour accéder à la plateforme et donc à l’ensemble des cours. Cet avantage permettrait aux élèves malades ou bien hospitalisés de rester en communication interactive durant leur absence en classe. Ils peuvent rester en lien avec leur camarades et leurs professeurs. Ainsi l’élève n’aurait plus besoin d’attendre son retour à l’école pour rattraper ce qui a été fait en classe. Il pourrait avoir accès au cours et faire les exercice et tout ça depuis chez lui. Il n’accumulerait pas de retard et ne serait pas surchargé de travail à son retour.
Aussi, les plateformes permettent l’individualisation d’apprentissage. Si un élève rencontre des difficultés dans un certain domaine, son enseignant peut l’aider en déposant sur la plateforme des exercices ou des explications supplémentaires pour combler ses lacunes. En effet, les contenus peuvent être ouverts qu’à certaine personne.
Notons également que la qualité des documents proposés est largement améliorée, comme il a été dit précédemment la possibilité de présenter des animations, vidéos etc. rende le cours d’une part plus intéressant et d’autre part stimule grandement l’apprentissage. En effet les cours deviennent alors plus ludiques et divertissants. Cela motive les élèves qui sont alors plus impliqués.

Les examens sur plateforme

Une autre question qui vient à se poser est de savoir comment doivent-être conçus les examens sur plateforme si les élèves ont accès à internet ? Sachant que tout les informations peuvent être trouvées sur l’immense réseau qu’est internet, poser des questions sur les savoirs que les élèves devraient en temps normal avoir acquis n’est plus significatif. Cela concerne notamment certaine branche comme l’histoire, la géographie etc. Les matières scientifiques ou encore les maths sont moins affectés par ce problème étant donnée qu’il s’agit de résoudre des calculs et non réciter son cours appris par cœur. De ce fait, il est nécessaire d’envisager une nouvelle forme de test qui constituerait non pas à poser des simples questions de connaissance mais plutôt d’interroger l’élève sur ses compétences cognitives, autrement dit ses capacités de recherche d’information, d’analyse, et de synthèse. En ce qui concerne les épreuves d’histoire par exemple, il s’agirait d’une analyse de source faite à partir d’informations cherchées sur internet.
Il existe un autre problème. En effet avec les possibles réseaux de communication qu’ils existent aujourd’hui les élèves peuvent tout à fait communiquer entre eux durant les tests et se donner les réponses. C’est pourquoi il primordial que l’enseignant ait un contrôle sur tout les postes de travail. Il faut que l’ordinateur de l’enseignant soit équipé d’un logiciel permettant de voir ce que chaque élève fait sur son poste de travail. Cela découragerait les élèves à toute tentative de tricherie étant donné les lourdes conséquences d’un tel acte.
De façon plus générale, l’utilisation d’internet pour des travaux de recherche peut s’avérer également être source de problème. En effet, il n’est pas inimaginable qu’un élève rende un travail partiellement ou complètement plagié. C’est pourquoi un outil de détection du plagiat est indispensable également.

Incidence des MITIC sur l’enseignement traditionnel

La question qui peut se poser alors est de savoir quel est le nouveau rôle de enseignant dans ce nouveau système d’éducatif basé sur l’usage des MITIC. Nous pourrions penser qu’internet et l’évolution des technologies numérique dans l’accès de l’information remplacent petit à petit le rôle actuel des enseignants qui ont jusqu’alors toujours été les représentants du savoir et de la connaissance.
En effet Les TIC ont changé notre rapport au savoir, et modifient notre manière de travailler, d’apprendre, de comprendre et de transmettre. Cette transformation est du à l’importante quantité et diversité d’information proposée sur le réseaux internet, la facilité d’accès et le fait que quiconque peut produire et publier des informations.
Les TIC proposent une multitude d’informations qui ne sont alors plus sélectionnées et formatées pour les élèves et leurs crédibilités n’est plus assurées par l’institution. En effet, comme il a été dit n’importe qui peut publier des informations qui ne sont pas toujours justes ou complètes. C’est pourquoi cela implique que les élèves développent des capacités leur permettant de juger la pertinence et poser un regard critique sur les informations reçues et de développer un esprit d’analyse. Ainsi l’enseignement passerait à un pédagogie portée autant sur une approche cognitiviste que sur une approche transmissive.
Il est également important que l’usage pédagogique des MITIC ne se réduise pas à utiliser les dispositifs uniquement pour transmettre les informations et les cours, ce qui ne changerait en somme pas vraiment le fonctionnement de l’éducation actuelle des élèves mais il faut en effet concevoir des environnements qui demanderaient aux élèves de se plonger dans un processus cognitif. Ainsi, le rôle des enseignants resterait très important et ne il ne serait en aucun cas possible de les remplacer par les ordinateurs. Ils auront en effet la responsabilité d’imaginer des travaux et des activités qui feraient un usage intelligent des outils MITIC. Ils doivent accompagner les élèves dans les activités , les amener à se poser des questions concernant les informations et la manière dont ils doivent procéder etc.
Cette nouvelle responsabilité engendrerait donc un changement également au niveau de la formation des enseignants dont j’en parlerai plus tard.

Objectifs des MITIC dans les plan d’études

Il est évidant que l’usage et les objectifs des MITIC selon les différents degrés d’enseignement varient. Un ordinateur ne sera pas utilisé de la même façon par un élève de l’école primaire et un élève du postobligatoire. C’est pourquoi il a été mis en place par le Plan d’étude romand un certain nombre d’objectifs d’apprentissage comprenant l’utilisation des technologie à atteindre selon le degré d’enseignement et cela dès l’école primaire.
Pour ce qui est de l’enseignement primaire, on distingue deux cycles ; le premier cycle comprend les classes de première enfantine à la 2e primaire et le deuxième cycle les classes de la 3e primaire à la 6e primaire
Le Plan d’étude romand prévoit pour le premier cycle des objectifs tels que la familiarisation avec un ordinateur, l’utiliser de manière autonome ce qui comprend le fait d’allumer et éteindre l’ordinateur ainsi qu’ouvrir et quitter la ressource numérique. Les enfants sont aussi amenés à découvrir le clavier et la souris mais également les périphériques de l’ordinateur que sont les imprimantes, écouteurs, scanner etc. La création d’un document, c’est-à-dire d’un dessin ou d’un texte court, fait aussi partie des objectifs d’apprentissage visés. Les enfants doivent être capables de créer par eux même un document, de l’enregistrer et de l’imprimer ensuite. La découverte d’internet se fait dès le premier cycle, les enfants doivent être en mesure de reconnaître les différentes parties présentes sur une page web. Avec la découverte d’internet, il est important qu’ils soient également initiés aux règles de sécurité concernant les données personnelles .
Lorsque les élèves entrent à l’école, ils connaissent déjà les objets technologiques et informatique qu’ils peuvent voir quotidiennement chez eux etc. c’est pourquoi les objectifs cités ci-dessus sont pensés de manière à guider l’élève vers une utilisation intelligente de l’ordinateur et adaptée à l’apprentissage. Ainsi les élèves sont initiés dès le plus jeune âge à utiliser un ordinateur comme un instrument de jeu, de découverte, de création mais aussi d’apprentissage.
Les objectifs fixés pour les élèves du deuxième cycle quant à la création d’un document sont le choix de ressources numériques adaptées au travail et la sauvegarde des documents. Il leur est aussi demander de comparer et d’analyser différents supports médiatiques , s’interroger sur leur pertinence et de réfléchir sur les messages véhiculés. Ils doivent également être aptes à élaborer une page internet et à poser un regard critique sur les différents sites internet , en juger la crédibilité de l’information etc. Les élèves découvrent une nouvelle manière de communiquer ; ils apprennent à utiliser une adresse courriel. Toujours dans la communication, ils découvrent et sont initiés à utiliser des plateformes telles que les blogs, les forums etc. Par la découverte de ces différentes plateformes, les élèves se doivent d’être informés des règles de sécurité sur les données personnelles. En effet, les chats, forums etc. peuvent être sources de nombreux problèmes c’est pourquoi la prévention est faite auprès des élèves et ils sont notamment sensibilisés quant aux lois en vigueur en ce qui concerne la publication, c’est-à-dire au respect de l’intégrité, de la personnalité et aux insultes, et également aux abus.
Dans l’organisation du cycle d’orientation il existe actuellement déjà deux disciplines en lien avec les MITIC : systèmes d’informations et de communication et l’éducation au médias. La première discipline citée est un cours obligatoire pour tout les élèves de 7ème année. Ce cours a pour but de permettre aux élèves d’acquérir la capacité à utiliser un ordinateur pour effectuer une tâche, rechercher des informations, créer des documents, gérer des données et communiquer. La seconde discipline destinée aux élèves de 9ème année à pour objectif de susciter auprès des élèves un esprit critique afin qu’ils puissent maîtriser les informations qu’ils reçoivent et de construire un savoir adéquat.
Toutefois le Plan d’étude romand prévoit de généraliser l’usage des MITIC à toutes les disciplines et de nouveaux objectifs sont à atteindre. Les élèves doivent utiliser de manière autonome les outils informatiques, et savoir faire le choix des ressources numériques les mieux adapté au travail à fournir. Ils doivent être en mesure de gérer et d’organiser un document sans aide. A ce stade les élèves doivent être capables de manier l’ordinateur et de créer des documents sans aucune difficulté. Ils apprennent aussi à créer un publication Internet tout en faisant attention au contenu, à la présentation etc. Ils sont formés à prendre par à cette nouvelle forme de communication du savoir qui est la publication sur internet. De ce fait ils apprennent aussi à utiliser internet comme source d’information toujours en jugeant l’information reçue. A ce niveau ils devraient être aptes à appliquer les notions apprises plus tôt telles que les règles de sécurités sur les données personnelles, de la publication, des droit d’auteurs etc.
Quant à l’enseignement postobligatoire, on retrouve des cours en lien avec les MITIC telle que la bureautique pour les école de commerce. Les écoles de culture générale proposent aussi un apprentissage de l’informatique en première année. Les élèves ont ensuite la possibilité de choisir comme option spécifique cette discipline pour les années suivantes. Cependant pour ce qui est de l’enseignement au niveau gymnasiale aucun cours n’est en lien avec les MITIC, bien que l’utilisation des TIC pour les travaux de maturité de fin d’année soit une nécessité. Il est comme même possible aux collégiens de choisir comme option complémentaire l’informatique. Il faut savoir que cette discipline est nouvelle comme option complémentaire, avant 2007 elle n’existait pas. On peut constater que selon les différentes filières, il existe une inégalité de chance vis-à-vis des MITIC. C’est pourquoi le plan d’étude romain prévoit de réorganiser les différentes filières du postobligatoire par rapport au objectifs de formation en lien avec les MITIC.

Apports spécifiques des MITIC

Aux élèves :
Tout d’abord l’intégration des MITIC provoque une plus grande motivation et attention de la par des élèves dans l’apprentissage. Pour la plupart des élèves, ils sont nés et ont toujours connu cette ère numérique et la majorité d’entre eux se créent et entretiennent une vie en ligne via les réseaux sociaux et internet. Ainsi, l’ordinateur est un outil qu’ils affectionnent, connaissent bien et qu’ils ont l’habitude d’utiliser.
La technologie faisant son apparition dans tout les domaine qu’il soit, aujourd’hui un grand nombre de métiers exigent que les employés aient une bonne connaissance de l’outil informatique. Savoir utiliser et manier un ordinateur devient aussi essentiel que lire est écrire que cela en devient même un facteur d’employabilité. C’est pourquoi l’intégration d’ordinateur dans les écoles peut préparer les jeunes à leur futur métier.
De plus, le bonne pratique des TIC est une condition à l’intégration sociale. Les capacités de lettrisme numérique sont considérées comme étant aussi essentielles et vitales que les capacités à écrire, lire et compter. De ce fait ces compétences deviennes des exigences et un droit pour tout les élèves. L’intégration des TIC permet aux élèves d’acquérir les compétences de base dans l’utilisation de ces derniers afin d’éviter les inégalité des chances et de réussites.
Comme il a été dit précédemment L’usage des TIC dans le système éducatif provoque une changement quant à la manière d’apprendre des élèves. La recherche et le traitement de l’information ainsi que la mémorisation sont favorisé. Ils développent ainsi leurs aptitudes cognitifs, leur faculté de discernement et leur indépendance de jugement. Cette nouvelle approche de l’éducation permet de préparer les élèves à la vie sociale, culturelle, civique, politique et économique qui les attend.
La production de documents et de sites permet aux élèves de développer une autonomie et une créativité. Ils doivent être capable de planifier, organiser puis communiquer les informations.
La coopération est développée de par les MITIC que se soit au saint de la classe entre les élèves et l’enseignant ou en dehors de ce cadre. La communication et la collaboration offrent la possibilité de s’ouvrir à la société mais aussi au monde entier. Internet permet de communiquer avec des gens de partout dans le monde.

Aux enseignants :
Les technologies permettent aux enseignants d’avoir un accès illimités des informations et des ressources servant à la préparation des cours. De plus ces dernières peuvent être directement utilisées en classe selon l’équipement numérique à disposition dans les salles.
De plus le transfert des supports d’information matériel (papiers) en support numérique favorise la coopération entre les enseignants. La qualité des documents présentés est aussi améliorée.
Les MITIC permettent à l’enseignant d’individualiser et de différencier l’apprentissage non seulement pour les élèves qui rencontrent des difficultés mais aussi pour les bons élèves.
Il est également possible de simuler en classe des expériences non-praticables du fait de la dangerosité de celles-ci etc.

Inconvénients

Bien que l’intégration des TIC comporte de nombreux avantages, il ne faut pas en oublier les aspects négatifs.
Tout d’abord, l’installation d’ordinateur dans les écoles peut conduire au renfermement des élèves. En effet cela implique qu’ils passeraient environ sept heures par jour devant l’ordinateur sans tenir compte des heures qu’ils passent chez eux devant leur ordinateur personnel. Certes, ils communiqueraient avec les enseignants et les autres élèves mais de manière virtuelle. En effet il n’y aurait plus vraiment de relations sociales, et ils pourraient perdre toute notion de la réalité. C’est pourquoi il faut veiller à grader des contacts humains, à ne surtout pas négliger les interactions entre les élèves et les enseignants en classe.
De plus, bien qu’internet soit une source importante d’information et de savoir pour les élèves il peut se révéler être tout aussi dangereux pour ces derniers. En effet, les élèves ne sont pas à l’abri de tomber sur des sites malveillants, dangereux et pas du tout appropriés à l’éducation.
Il ne faut pas oublier que , bien que les nouvelles technologies ont séduit la majorité des gens, il existe tout de même une minorité de personnes qui y sont réticentes. Les élèves ne possédant pas d’ordinateur à la maison seraient contraints d’en acheter. Une autre solution pourrait être aussi envisagée ; l’école pourrait mettre à disposition de ses élèves des ordinateurs portables qu’il serait possible d’emprunter tout comme des livres.
Pour finir, la question de l’écologie est inévitable. Alors qu’aujourd’hui on essaye de s’orienter vers un développement durable pour le prochain et que de nombreuses initiatives sont prises pour cela, l’installation du matériel , entre autre des nombreux ordinateurs dans toutes les écoles ne suit pas cette idée la. En effet cela implique une importante augmentation de la consommation de l’électricité qui n’est pas bon pour l’écologie.

Risque de la privatisation

L’intégration des TIC dans le système éducatif comme dit précédemment représente un énorme avantage. Cependant ces technologies induisent aussi un risque nouveau de la privatisation des savoirs et des outils permettant de les produire et d’y accéder.
Afin d’éviter cette privatisation, seul des MITIC ouverts, partagés, libres et collaboratives peuvent permettre de surpasser ce risque là.
En effet , aujourd’hui les savoirs se construisent dans la coopération et dans l’ouverture plutôt que dans le secret et la concurrence. C’est pourquoi il faut veiller à maintenir et développer un apprentissage de la collaboration, du partage des tâches et de l’autonomie. Les réalisations collectives deviennent essentielles dans la diffusion du savoir qui est rendue possible notamment grâce au développement du réseau internet.
Les ressources pédagogiques constituent un bien commun qui est essentiel à l’accomplissement des objectifs de formation. Ainsi il est favorable de rendre partageables les contenus et de stimuler la constitution collaborative de ressource par les enseignants. Afin de rendre publique ces ressources tout en les protégeant il existe un type de licence particulier nommé le Creative commons.
En ce qui concerne les données numériques, pour qu’elles puissent être utilisables par tous il faut que les fichiers soient des formats standardisés afin qu’ils puissent être réutilisés avec n’importe quel autre logiciel. De plus le standard doit être ouvert afin d’éviter d’être lié à un fournisseur de logiciel qui demanderait de payer des droits. Ainsi les ressources pédagogiques peuvent être utilisées par tous : enseignants, élèves et même les parents que se soit à la maison, à l’école ou depuis n’importe quel lieu.

Changements

Il va de soit que de mettre en place une tel système d’enseignement et d’apprentissage opèrent de profonds changements au saint d’un établissement scolaire, non seulement au niveau de l’infrastructure mais aussi du personnel et de la formation de ce dernier.
Effectivement il est essentiel d’équiper les établissements scolaires avec le maximum de matériel permettant le bon fonctionnement de l’enseignement et de l’apprentissage à l’usage des MITIC. De ce fait, un grand nombre d’ordinateurs ainsi que des imprimantes doivent être installés. De simples ordinateurs ne sont pas suffisants il faut également installer des projecteurs de données afin que l’enseignant puisse présenter son cours. Les ordinateur doivent posséder une connexion internet, ce qui est le cas actuellement dans toutes les écoles du canton de Genève. Cela fait depuis 2006 que toutes les écoles sont liées au réseau informatique de l’Etat et de ce fait à internet. Les postes de travail disposés dans les établissements scolaires doivent être performants afin d’éviter les problèmes du fait de la lenteur de ces derniers ou bien à de mauvaises connexions internet qui pourrait ralentir le cours et ne pas contribuer au bon fonctionnement du système. En effet si le matériel à disposition n’est pas adapté et inefficace, cela pourrait, au contraire, n’apporter que des aspects négatifs à l’intégration des TIC.
Pour ce qui est de l’équipement des enseignants, il existe aussi des tableaux numériques interactifs (TNI) qui prennent la place du matériel tel que le tableau et le rétroprojecteur. Un TNI est un dispositif qui rassemble un ordinateur, un projecteur de données et une tablette graphique et qui permet l’écriture manuscrite sur les documents numériques. Les TNI ont fait l’objet de plusieurs expérimentions dans certaines écoles du canton qui s’est révélé être un outil d’enseignement jugé très satisfaisant par plus de 70% des enseignants.
Pour des raisons d’espace et de mobilité, il est aussi possible de remplacer les ordinateurs par des tablettes numériques. Les postes de travails sont assez encombrants et demandent beaucoup de place dans les salles de classe alors que les tablettes numériques sont très peu intrusives. Elles peuvent se ranger facilement de côté lorsque les élèves ne les utilisent pas. L’écran horizontal de la tablette permet également de ne pas perturber l’interaction entre les enseignants et élèves. Il n’est certainement pas très agréables pour les enseignants de ne pas voir les élèves cachés par les écrans d’ordinateur. De par leur flexibilité, les tablettes numériques sont utilisables dans des contextes différents, que se soit en classe ou lors de sortie de classe par exemple. Elles permettent d’avoir à disposition et de manière très rapide un accès à une multitude d’informations et ce en tout temps. Il est important aussi de relever qu’elles sont très faciles d’utilisation et rapidement prêtes à fonctionner dès l’allumage.
Dans le cas ou les établissement scolaires se muniraient de tablettes numériques, il faudrait mettre en place un réseau wifi pour que les élèves puissent avoir accès à internet dans tout les lieu de l’établissement que se soit en classe, à la bibliothèque etc. Actuellement les écoles ne possèdent pas de connexion Wifi, ce qui représente un inconvénient.
En effet, il est également possible de surfer sur internet à partir de smartphone. Aujourd’hui la majorité des personnes, principalement les jeunes et donc les élèves possèdent ces portables dotés d’une énorme quantité d’application. Il n’est d’ailleurs pas rare de voir les élèves utiliser leur smartphone pour faire des recherches lorsqu’ils sont à l’école pour travail au calme aux endroits prévus à cet effet. Certains ramènent même leur propre ordinateur portable pour y travailler. Cependant les élèves n’ont accès à internet seulement depuis les postes de travail de l’école. C’est pourquoi la question du Wifi à l’école doit être revue.
Des logiciels libres et à standard ouvert doivent être installés dans tout les postes de travail. Les enseignants doivent avoir la possibilité de concevoir leurs cours à la maison et de pouvoir ensuite les ouvrir en classe avec n’importe quel logiciel sans rencontrer de problème. Il en va de même pour les élèves, ils doivent pouvoir ouvrir les documents et ressources numériques avec leur ordinateur personnel quel que soit le logiciel qu’ils possèdent. C’est pourquoi il est primordial que les environnements informatiques soit rendus interopérables, sans quoi l’enseignement et l’apprentissage ne pourront pas se faire correctement et deviendraient très désagréable autant pour l’enseignant que pour les élèves.
Afin d’assurer les bon fonctionnement du matériel, des nouveaux postes de travail au saint des établissements scolaires doivent être créés. Les écoles doivent engager du personnel et plus précisément des assistants techniques et des administrateurs de système. En cas de problème lié à un panne d’un matériel, à une connexion internet…ils seraient en mesure d’intervenir pour un dépannage rapide.
Pour finir, il faudra créer à chaque élève un nom d’utilisateur est un code pour qu’il puisse s’identifier lorsqu’il utilise un ordinateur. Cela demande bien évidemment un énorme travail administratif.
L’installation des équipement dans les établissements scolaires implique que les enseignements et les élèves s’adaptent aux nouvelles technologies et à cette nouvelle manière d’enseigner et d’apprendre. Pour les élèves l’adaptation ce fait plus facilement car, le début de l’ère numérique étant vers les années quatre-vingt, ils sont nés pendant cette évolution du numérique. On les considère comme des natifs numériques. Il est donc habituel pour eux d’utiliser des appareils tels que les ordinateurs et sont également plus aptes à s’adapter aux nouvelles technologies qui apparaissent. Toutefois, il est important qu’ils puissent utiliser et manier correctement les logiciels pédagogiques et autres applications installés dans les postes de travail des écoles, c’est pourquoi il faut simplifier autant que possible l’accès et l’utilisation des MITIC.
Cependant pour les enseignants, les efforts d’adaptions sont plus conséquents. Contrairement aux élèves, ils sont des immigrants digitaux, c’est-à-dire qu’ils ont du s’intégrer à la nouvelle ère numérique. En effet, pour combler cette écart, il faut que les enseignants puissent suivre des formations qui les initieraient à l’ère numérique et qui comblerait cette fracture numérique existante.
Actuellement, à Genève, la formation des enseignants est assurée par la Faculté de psychologie et des science de l’éducation de l’Université. Durant la dernières années de formation de ce derniers un seul cours évoque la question des usages des MITIC. Ce cours est donnée depuis plus de 10 ans et a évolué au fur et à mesure tout comme les technologies numériques.
Comme il a été dit dans la partie Incidence des TIC dans l’enseignement traditionnel, avec l’intégration des MITIC dans l’éducation, l’enseignant se voit attribuer de nouvelles responsabilités. Il doit en effet être en mesure d’imaginer et de proposer des activités qui utilisent de manière pertinente les MITIC pour faire appel à la capacité cognitif des élèves. Cela demande bien évidemment que l’enseignant ait reçu une formation adaptée à ses fonctions. C’est pourquoi la formation des enseignants doit être revue pour permettre à l’enseignant de remplir son rôle comme il se doit. De ce fait la formation doit apporter aux enseignants les compétences et connaissances nécessaires à une bonne utilisation des TIC.
Premièrement la formation doit permettre de combler la fracture numérique au sein même des enseignants. La formation doit apporter aux enseignants une bonne connaissance des outils, des logiciels et de la manière dont ils sont utilisés. Cela offre une plus grande diversité d’outil à disposition des enseignants permettant un apprentissage pertinent.
Les MITIC ont un grand potentiel pédagogique à condition qu’ils soit correctement exploités. En effet les enseignants doivent développer des compétences et apprendre à utiliser les MITIC de manière intelligente et pertinente et de les assimiler à leur enseignement. Il est important que les enseignant considèrent les TIC comme des ressources pédagogiques et non pas comme un outil permettant la simple transmission de données.
Les enseignants doivent être informés des problème liés au plagiat, reproduction, citation etc. et aux droits d’exploitation des documents. Des droits qu’ils devront ensuite à leur tour faire connaître aux élèves.
Il est important de souligner que l’intégration et le développement des MITIC au sein du système éducatif passent avant tout et ne seraient possible sans une bonne formation des enseignants.
Il faut aussi savoir que l’utilision des TIC n’est pas une obligation pour les enseignants , sans tenir comptes des disciplines spécifique tel que l’informatique etc., c’est pourquoi il faut encourager aux usages des MITIC dès la formation des enseignants. Les futurs enseignants ont tendance à reproduire les pratiques dont ils ont eux-mêmes connu durant leur formation. Ainsi au fur et à mesure, les MITIC ferons leur place dans l’éduction.

Situation aujourd’hui

Aujourd’hui, la plupart des écoles primaires et secondaires sont équipées d’ordinateurs servant à l’apprentissage. Le déploiement du matériel dans les écoles est différent selon les niveaux d’enseignement.
Pour ce qui est de l’école primaire, dans les salles de classe, on ne retrouve qu’un seul ordinateur et ses périphériques. Les élèves utilisent l’ordinateur pour des activités pédagogiques en groupe réduit ou bien individuellement. L’ordinateur est également à disposition du maître de classe pour accéder à sa messagerie, préparer ses cours, etc.
En ce qui concerne l’enseignement secondaire, il existe des salles spécialement équipées et qui remplissent des fonctions transdisciplinaires ou spécifiques tels que les cours d’informatique, laboratoire de langues etc. On peut également retrouver des postes de travail dans des lieux comme les bibliothèques qui sont mis à disposition des élèves pour effectuer des recherches et autres.
Petit à petit, l’ordinateur prend également place dans les salles de classe ordinaires et remplacent le matériel tels que les rétroprojecteurs, tableaux noirs. Dans tout les postes de travail sont installés des programmes et logiciels qui sont utiles à l’enseignement et l’apprentissage.
Selon des chiffre publié par le Département de l’instruction publique qui datent de 2010, on remarque qu’il existe un grande inégalité quant au taux d’équipement présent dans les différentes écoles. Les écoles qui ont été construites dernièrement sont nettement avantagées, comme c’est le cas pour le cycle d’orientation de Cayla ou bien le collège de Sismondi. Elles possèdent le matériel récent qui satisfait aux exigences d’un enseignement à l’usage des MITIC. Elles comptent respectivement environ 250 et plus de 300 postes de travail dans leur établissement. Le cycle d’orientation de Cayla se situe en première position du cycle le mieux équipé à Genève alors que pour les établissements du postobligatoire il s’agit du Centre de formation professionnelle technique (CFP-T) qui dispose de plus de 1200 ordinateurs. A titre d’information le CEC Nicolas-bouvier est équipé de plus de 400 ordinateurs. Les autres écoles se retrouvent alors sous équipées et doivent se contenter d’équipements inadaptés comme par exemple pour les laboratoires de langue, la plupart des écoles sont encore équipées de lecteur/enregistreur. Les collèges de Rousseau, Candolle et Claparède ne totalisent même pas 100 postes de travail chacun. On peut en effet voir qu’il y à une grande disparité au niveau du matériel qui entraînent une inégalité des conditions d’apprentissage entres les élèves selon l’école qu’ils fréquentent.
Toujours selon le DIP, à la fin de l’année 2010, la plupart des écoles ne possèdent donc pas l’équipement suffisant et adapté pour permettre de généraliser l’usage des MITIC dans toutes les disciplines et à tout les degré d’enseignement. Seul Le CO de Cayla, de la Seymaz, de Drize ainsi que L’EC Stitelmann, L’ECG Ella-Maillart et le Collège Sismondi sont équipés du matériel complet et répondant aux exigences d’un enseignement à l’usage des MITIC.
À l’avenir et pour une bonne intégration des MITIC dans l’éducation, il faut rééquiper toutes les écoles de matériel performant et de manière égale pour qu’il n’y ait plus d’élèves désavantagés par rapport à d’autres et ainsi offrir les même chance à tous.

Expérience personnelle

Comme je l’ai dit au début de mon travail, j’ai eu l’opportunité d’utiliser la plateforme moodle durant une année. J’ai suivi mes cours de physique sur cette plateforme. Il est vrai que, d’après mon expérience, l’utilisation de la plateforme à grandement favorisée la coopération de l’ensemble de la classe. Nous avions créé un groupe sur le fameux site social Facebook où tout les élèves de la classe étaient membre. Chaque semaine nous avions un certain nombre d’exercices à faire pour le cours suivant et nous nous retrouvions sur Facebook pour en discuter et savoir qui avait compris tel ou tel exercice. Chacun pouvait publier un commentaire en demandant de l’aide lorsqu’il en avait besoin.
Il nous arrivait même parfois, lorsque nous ne savions pas du tout comment procéder pour résoudre l’ensemble des exercices du devoir, de se partager le travail. Chacun se voyait attribuer un exercice qu’il devait essayer de résoudre en cherchant des informations sur internet. Et tout le monde s’y mettait, chacun aidait comme il pouvait. Les personnes qui trouvaient les démarches à faire pour résoudre l’exercice les publiées ensuite pour l’ensemble du groupe. Je parle bien ici de démarche et non de réponse étant donné que les données des exercices étaient différentes pour chacun. Ce qui est d’ailleurs important à mon sens. Le danger avec la plateforme et que si l’enseignant ne prend pas le temps de faire des exercices avec des données différentes pour tous, les élèves vont très vite se donner les réponses. De plus les exercices sont pratiquement toujours accompagnés de feedback ce qui rend la tâche plus facile pour les élèves. Il suffit qu’un seul élève fasse correctement ses exercices pour ensuite donner les réponses à ses camarades qui n’auront même plus besoin de réfléchir.
Il est vrai que la plateforme moodle offre les même possibilité de communiquer et de partager avec ses forums blog etc. seulement étant donné que c’était nouveau pour nous, nous ne savions pas encore très bien utiliser la plateforme, il nous était plus facile d’utiliser Facebook comme ‘’lieu de réunion’’ vu que tous les élèves étaient des adeptes de ce réseau social.
Pour ce qui est des documents, et de la présentation du cours de physique, je peux honnêtement dire que les nombreuses animations m’ont beaucoup aidées à comprendre certaines notions.
Dans l’ensemble je pense que les plateformes peuvent apporter beaucoup à l’apprentissage et que c’est une méthode d’enseignement à développer et à intégrer dans l’éducation. Je pourrais même dire que travailler sur des plateformes devient plaisant.

Conclusion

L’intégration des MITIC dans la pédagogie devient de plus en plus évidente. Effectivement les avantages qu’ils apportent à la pédagogie ne sont pas négligeables autant pour les élèves que pour les enseignants. Cependant il existe des principaux obstacles à l’intégration et la généralisation de ces derniers. Tout premièrement. la formation actuellement des enseignements ne leur transmet pas les capacités de base nécessaire pour une bonne utilision des MITIC. Ils doivent être formés à utiliser de manière à apporter un aspect pédagogique et sans aucune difficulté les nouvelles technologies. Il faut aussi valoriser l’intégration des MITIC dans le système éducatif et ce dès leur début de formation. Ensuite, le manque d’équipement freine également l’intégration des MITIC. Comme il a été montré, certaines écoles ne possèdent pas le matériel informatique adéquat à un enseignement à l’usage des MITIC. C’est pourquoi, il faut avant tout donner les moyens matériels aux écoles d’intégrer et de généraliser les TIC. Cela implique bien évidemment un coût à prendre en considération.
Il est toutefois important de noter que la généralisation des MITIC demandera vu la constante évolution des technologies de réévaluer et réadapter au fur et à mesure les dispositifs des écoles et les objectifs à atteindre en fonction des évolutions.

Bibliographie

Sites web :
http://home.adm.unige.ch/~duboisl/internet/edu.htm
http://www.inrp.fr/Tecne/ressources/dea_giannoula_memoire.pdf
http://netia62.ac-lille.fr/liev/propeda/propeda/fichiers/infor/pages/intmot.htm
http://fjb.blogs.com/weblog/2008/01/internet-et-le.html
http://www.dechezelles.fr/articles/13-3050607.html
http://www.math-lms.ch/moodle/mod/forum/discuss.php?d=234
http://www.math-lms.ch/moodle/mod/forum/discuss.php?d=229
http://www.owl-spip.ch/spip.php?article2837
http://www.owl-spip.ch/spip.php?article2780
http://tecfalabs.unige.ch/mitic/system/files/eric-pasquier_pedagogie-MITIC.pdf
http://www.thierrykarsenti.ca/pdf/publications/2003/rfsp_6_24.pdf
http://www.owl-spip.ch/IMG/pdf/PlanDirMITIC_10_110215.pdf


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