Genève : Paul Eliasberg

, popularité : 23%

Trois ans après le don exceptionnel d’œuvres sur papier de Paul Eliasberg (1907-1983), le Cabinet d’arts graphiques du Musée d’art et d’histoire rend hommage à l’artiste d’origine allemande à travers une sélection de ses plus belles feuilles.

Paul Eliasberg (1907 – 1983), Griffelkunst, Hamburg « Prometheus II », 1971-1981
Eau-forte et aquatinte (sur zinc). Cuvette : 346 x 452 mm ; feuille : 502 x 655 mm Inv. E 2016-2181 © Danielle Eliasberg, Cabinet d’arts graphiques du MAH. Photo : A. Longchamp

Figure marginale de l’art européen du XXe siècle, Eliasberg a pour sujet de prédilection les paysages et l’architecture qu’il traite de manière singulière, entre figuration et abstraction.

En 2016, le Cabinet d’arts graphiques recevait un ensemble de 451 œuvres sur papier de Paul Eliasberg, par le biais de la fille de l’artiste, Danielle. Constitué d’aquarelles, de dessins à l’encre et d’estampes, ce généreux don est venu combler une lacune dans les collections du Musée d’art et d’histoire ; jusque-là, Hans Hartung était le seul représentant des artistes d’origine allemande installés en France.

« Paul Eliasberg. Paysages de l’âme » propose une sélection d’une centaine de feuilles d’Eliasberg, étoffée d’une trentaine d’œuvres de ses contemporains et amis tels Roger Bissière (1886-1964), Gerhard Altenbourg (1926-1989), Horst Janssen (1929-1995) et Antoni Tàpies (1923-2012). Abordant différents sujets comme la Grèce, où l’artiste retourne tous les ans à partir de la fin des années 1950, ou le paysage imaginaire, cette exposition conçue de manière thématique entend célébrer la diversité et la grande subjectivité de l’œuvre d’Eliasberg.

Jusqu’au 2 février 2020

Brèves Toutes les brèves