Musée du Quai Branly, Paris
Paris : Picasso Primitif

Nouvel éclairage

Article mis en ligne le 4 avril 2017
dernière modification le 2 avril 2017

L’exposition du Quai Branly met en lumière la relation déterminante entre Picasso et les arts d’Afrique, d’Océanie, des Amériques mais aussi d’Asie. Au travers de deux approches inédites et complémentaires, elle apporte ainsi un éclairage nouveau sur l’œuvre et la vie de cet artiste majeur du 20e siècle.

Pablo Picasso « La Femme à la poussette »,
Photo © RMN-Grand Palais (musée Picasso de Paris) / Béatrice Hatala © succession Picasso - gestion droits d’auteur

La première approche transversale montre tous les jalons avérés par lesquels Picasso a entretenu des relations avec les arts non-occidentaux tout au long de sa création. La seconde approche fait dialoguer aussi l’extraordinaire richesse des œuvres de Picasso avec celles, non moins riches, des artistes non occidentaux.

Quels liens Picasso a-t-il entretenu avec les arts non-occidentaux ? Traitée à de multiples reprises, la question a pourtant longtemps été éludée par l’artiste lui-même. Décryptage d’une relation faite d’admiration, de respect et de crainte.

« L’art nègre ? Connais pas. » C’est sur le ton de la provocation que le peintre, sculpteur et dessinateur andalou s’efforcera de nier sa relation avec l’art extra-européen. Pourtant, et comme le montre sa collection personnelle, les arts d’Afrique, d’Océanie, des Amériques et d’Asie n’auront cessé de l’accompagner, notamment dans ses différents ateliers. En témoignent les documents, lettres, objets et photographies réunis dans la première partie de l’exposition, traçant selon un parcours chronologique, les intérêts et curiosités de l’artiste vis-à-vis de la création non-occidentale.

Jusqu’au 23 juillet 2017 - Galerie Jardin