A Genève : en ligne et à travers la ville
Genève : FIFDH 2021

« expérimenter, débattre, fédérer »

Article mis en ligne le 25 février 2021
dernière modification le 22 mars 2021

Pour sa 19ème édition, du 5 au 14 mars 2021, le Festival du film et forum international sur les droits humains propose un programme réinventé et adapté aux circonstances sanitaires.

Un programme à destination de tous les publics, mêlant une sélection de films internationaux en VOD, des grands rendez-vous en direct, des contenus originaux audio et vidéo, une émission de radio et des interventions urbaines. Parmi les invité·es : l’activiste Angela Davis, l’écrivaine Arundhati Roy, le metteur en scène Milo Rau, le compositeur Max Richter, l’artiste Ai Weiwei, le cinéaste Oleg Sentsov, la cofondatrice de Black Lives Matter Patrisse Cullors et l’auteur Alain Damasio.

Exposition : « We Are Watching : Les Yeux du monde sur l’action climatique »

Pour la deuxième fois, l’équipe du FIFDH doit faire face à la pandémie. “Cette année, nous avons entièrement repensé cette édition. Nous avons imaginé une expérimentation grandeur nature de ce qu’un Festival autour du cinéma et de l’activisme peut être en temps de pandémie. L’édition 2021 du FIFDH sera encore plus accessible et inclusive que les précédentes” explique Isabelle Gattiker, directrice générale et des programmes.

Le Festival se dissémine en ligne et à travers la ville, s’ouvre à de nouveaux publics et explore de nouvelles formes de participation. Il se fait aussi média : pour prolonger la sélection de 29 films à voir en ligne ainsi que les 17 débats retransmis en direct, l’équipe a créé 16 heures de programmes originaux, vidéo et audio, avec des contenus exclusifs. Le FIFDH se déploie sur les écrans, sur les smartphones, sur les ondes radio, dans les rues de Genève, sur les murs, dans les gares, dans les Hôpitaux Universitaires et dans les salles de classe. La plateforme du festival devient le centre du Festival et regroupe l’ensemble des contenus proposés.

« Shadow Game » de Eefje Blankevoort & Els Van Driel

Le Festival investit les supports sonores avec une émission de radio quotidienne et la série de podcasts Utopia3. Une nouvelle section intitulée Paroles d’activistes a vu le jour sous la forme de témoignages vidéo et une Grande Traversée d’une année sous forme écrite et documentée en image emmène le public de Kinshasa à Genève, sur les pas des femmes à la conquête de l’espace public. Le Festival propose également deux masterclass en partenariat avec les hautes écoles d’art de Lausanne et de Genève.

Face à la fermeture des lieux culturels, le FIFDH s’empare des rues. Le 6 mars, un drapeau de la taille d’un immeuble de 10 étages se déploie sur la plaine de Plainpalais : We Are Watching, de Dan Acher, rappelle l’attente citoyenne face à l’urgence climatique. Dès le 8 mars, la graffeuse sénégalaise Zeinixx et deux artistes genevoises, Amikal et Nadia Seika réalisent une fresque géante sur un Mur, dans le cadre de la Semaine de l’égalité. Enfin les gares du Léman Express exposent BLKNWS, une création vidéo de l’artiste américain Kahlil Joseph, présentée dans le cadre de Mire, un projet du Fonds cantonal d’art contemporain.

« Dear Future Children » de Franz Böhm

D’autres propositions sont à découvrir sur le site du festival, qui met les nouveaux publics au cœur de cette édition, tient à « Témoigner, se rencontrer, s’engager ! » (ex. parole donnée aux membres de l’opposition biélorusse et aux activistes...). Enfin, il est question du cinéma, outil de changement social : “Il ne s’agit plus seulement de représenter le monde. Il s’agit de le changer.” Le FIFDH fait sienne cette déclaration du réalisateur suisse Milo Rau. Le Festival présente des découvertes cinématographiques, comme la première européenne de Shadow Game, d’Eefje Blankevoort et Els van Driel (prix de l’impact au FIFDH 2020), et la première internationale de Dear Future Children, consacré à la révolte de la jeunesse et réalisé par le plus jeune cinéaste présenté en sélection au FIFDH, Franz Böhm, 21 ans.

Du 5 au 14 mars 2021