La philosophie du logiciel libre
Votre proposition est généreuse mais difficilement réalisable le DIP n’étant pas une institution possédant de service informatique et peu ou prou d’enseignant-e-s maîtrisent les compétences et les ressources nécessaires à l’écriture de code propre et publiable.
Nous nous investissons cependant autant que faire se puisse avec ceux qui acceptent de jouer le jeu dans des domaines qui ont leur importance (le libre ne se résumant pas au bug et au code). Ainsi nous avons fourni à Oo des supports pédagogiques (domaine dans lequel notre institution possède un haut niveau de compétence) qui ont été agrées et publiés sur le site officiel de la communauté, nous intervenons dans différents forums autour du libre en Suisse lors de conférences (BE, ZH, GE) et dans les média. Ces interventions sont appréciés par nos partenaires du libre car elles représentent selon eux une valeur ajoutée en terme de crédibilité et de diffusion. Dans le domaine du code nous avons poussé les spécialistes de l’Etat (DCTI) pour qu’ils utilisent également ces outils et financent des développements spécifiques ad hoc (italc par exemple) et les restituent à la communauté. Cet effort a également conduit à la création d’une communauté libre, aujourd’hui indépendante de l’Etat, autour de l’enjeu des salles de langues et du multimédia. Ce travail profite à d’autre alors que l’Etat de Genève pourrait adopter une solution différente pour ses besoins.
Votre propos me semble donc incomplet. Le DIP et l’Etat de Genève ne sont pas uniquement des consommateurs du libre mais également des acteurs. Même si nous sommes nombreux à souhaiter avec vous que cet investissement puisse devenir plus conséquent.
Paul Oberson
Directeur adjoint
SEM