
Vicktor Toth a-t-il commenté les concepts et les propositions de Wolfram pour unifier la relativité générale et la mécanique quantique ?
Oui, Viktor Toth, un critique reconnu dans le domaine de la physique, a effectivement commenté les concepts et propositions de Stephen Wolfram, notamment ceux relatifs à l’unification de la relativité générale et de la mécanique quantique, dans le cadre des discussions autour de la physique computationnelle. Toth a exprimé plusieurs points de vue sur les travaux de Wolfram, qui portent sur la recherche d’une théorie fondamentale de la physique.
Critiques de Viktor Toth sur l’approche de Wolfram :
1. Simplification excessive des concepts :
Viktor Toth a critiqué l’idée de Wolfram de modéliser la réalité physique à l’aide de règles computationnelles simples, comme les automates cellulaires. Bien que Toth reconnaisse que les automates cellulaires peuvent être utiles pour explorer des phénomènes émergents, il considère qu’ils sont trop simplistes pour décrire des phénomènes aussi complexes que ceux impliqués dans la relativité générale ou la mécanique quantique. Selon lui, la relativité générale et la mécanique quantique ne se prêtent pas facilement à une réduction simple via des systèmes computationnels discrets, car elles sont basées sur des structures continues et des principes fondamentaux (comme la courbure de l’espace-temps dans la relativité générale, ou les probabilités dans la mécanique quantique) qui ne sont pas aisément décrites par des modèles discrets comme les automates cellulaires.
2. La difficulté de l’unification :
Toth a également exprimé des doutes quant à la réalisabilité de l’unification de la relativité générale et de la mécanique quantique via une approche computationnelle. Wolfram postule que les deux théories peuvent être unifiées sous une même théorie fondamentale, qu’il décrit comme une sorte de calcul universel ou processus computationnel. Cependant, Toth estime qu’une telle unification néglige des aspects importants de la théorie des champs quantiques et de la relativité, qui nécessitent des structures plus subtiles et continuistes que celles offertes par les automates cellulaires et les systèmes computationnels discrets.
3. Critique de l’irréductibilité computationnelle :
Wolfram propose que la physique peut émerger d’un principe d’irréductibilité computationnelle, où les systèmes complexes sont fondamentalement impossibles à simplifier sans exécuter chaque étape de leur évolution. Toth a mis en question cette idée dans le contexte de l’unification des deux théories fondamentales de la physique. Il argumente que, bien que l’irréductibilité computationnelle soit une caractéristique intéressante dans certaines branches de la physique théorique et de la philosophie des sciences, cela ne semble pas être une solution viable pour l’unification de la relativité et de la mécanique quantique, car ces deux théories sont déjà traitées efficacement à travers des approches analytiques et continues (par exemple, via le formalisme des champs quantiques et la géométrie différentielle).
4. Incompatibilité des approches computationnelles avec la gravité quantique :
Toth soulève également le point que les idées de Wolfram ne semblent pas traiter adéquatement les questions de gravité quantique. En effet, les modèles computationnels discrets, tels que ceux proposés par Wolfram, ne s’intègrent pas bien aux concepts modernes de la gravité quantique (comme la théorie des cordes ou la gravité quantique à boucles) qui nécessitent des traitements plus sophistiqués, en particulier ceux impliquant la quantification de l’espace-temps lui-même. La tentative de Wolfram de quantifier l’espace-temps à partir de règles discrètes comme les automates cellulaires ne permettrait pas de rendre compte des phénomènes observés à l’échelle de Planck, où les effets quantiques de la gravité deviennent significatifs.
5. Absence de prédictions expérimentales :
Enfin, une critique générale de Viktor Toth (et d’autres physiciens) vis-à-vis des travaux de Wolfram est le manque de prédictions expérimentales concrètes. Toth et d’autres chercheurs soulignent que toute théorie physique valable, notamment une théorie unifiée de la relativité générale et de la mécanique quantique, doit non seulement fournir des modèles théoriques intéressants mais aussi être capable de faire des prédictions qui peuvent être testées expérimentalement. Wolfram, selon Toth, n’a pas encore proposé de telles prédictions à même de vérifier l’applicabilité de sa théorie de la computation à l’échelle des phénomènes physiques.
Conclusion :
Viktor Toth a exprimé un scepticisme fondé concernant la possibilité d’utiliser la computation et les automates cellulaires comme base pour l’unification de la relativité générale et de la mécanique quantique. Il estime que, bien que les idées de Wolfram soient fascinantes sur le plan théorique, elles manquent de vérifications expérimentales, et ne semblent pas suffisamment adaptées aux structures continues et aux complexités des deux grandes théories physiques qu’elles prétendent unifier.